Archives pour mars 2009

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Monde du travail, me voilà !

30 mars 2009

Chaque seconde qui meurt me rapproche du moment fatidique où je serai mis à la porte à grands cris par le personnel de sécurité qui, sourd à mes pleurs, me traînera jusqu’à la rue pour m’envoyer bouler à coups de pompes dans le train dans le plus proche caniveau sous les quolibets de la foule. J’ai beau retourner le problème dans tous les sens, je ne vois pas vraiment de solutions ; hurler de ma petite voix grêle et affolée en m’accrochant aux meubles et aux portes me paraît aussi hasardeux que néfaste pour ma réputation.

 

Alors soit, optons pour la dignité, le mieux est sûrement de me résigner à affronter les salles d’attente bondées de l’Office Régional de Placement, de remplir comme il faut la grosse centaine de fiches de toutes les couleurs qui me sera remise et de suivre sans rechigner – et pour la troisième fois – la séance informative qu’ils nous collent à chaque fois. Et surtout, bien sûr, il va me falloir un dossier de candidature en béton, beau, propre et clair, actualisé, rénové, soigné, retravaillé, nettoyé, amélioré, lustré, brossé et ripoliné,  appelant d’une voix suave à être consulté puis adopté, incitant à une confiance aveugle et dégageant une délicate fragrance de jasmin et de lavande. Bref, un gros et beau tas de papier qui montre bien à tout le monde comme je suis un bon garçon.

 

Pour ce faire, ce ne sont pas les références qui manquent, il suffit de taper « recherche d’emploi » sur gougueule pour crouler sous les recommandations, les méthodes, les conseils, les démarches et tout le tremblement. Des sites très pros, efficaces et clairs, c’est à se demander comment on a encore des chômeurs. Et puisque la chasse au taf sera mon quotidien avant peu, autant poser par écrit le fruit de mes cogitations et de mes expériences dans ce domaine, ainsi ce blog, déjà une référence culturelle, théologique et mystique, deviendra en plus un vaste portail de l’emploi.

 

Je vous colle ci-après quelques conseils basiques pour monter votre propre dossier, des recommandations préliminaires à appliquer à la lettre pour avoir une chance d’attirer l’œil sec du Directeur en Ressources Humaines (DRH) et de le pousser à consulter votre demande plutôt que de la balancer directement à la corbeille avec un reniflement dédaigneux. Comme on peut déplorer un regrettable manque de rigueur de la part de l’auteur, je me permettrai d’ajouter quelques précisions.

 

CV : pour « Curriculum Vitae » et non pas « Crâne de Varan », on s’est tous fait avoir une fois.

Une photo récente : si possible de vous, même si ce n’est pas précisé. Le DRH se contrefout de votre cochon d’Inde.

Copies des certificats de travail : typiquement le genre de requêtes à formuler avant de quitter la boîte, les démarches ayant tendance à prendre plus de temps une fois que vous avez fait voler en éclats toutes les vitres du bureau des RH en claquant la porte.

Copies des diplômes et des certificats : là aussi, on parle des vôtres.

Liste des références : c’est là que vous mettez les numéros de vos copains (copines si vous vous adressez à une dame), en changeant les noms et les fonctions. L’occasion de se faire un peu mousser à bon compte, par exemple en glissant subrepticement un « Roger Federer » ou « Bob Morane » au sein de vos références. Evitez de citer Madoff.

 Echantillon d’écriture manuscrite (si précisé dans l’annonce) : Ce n’est pas bon signe, mais baste,  il faut s’y plier. Dans ce cas, joindre au dossier de candidature votre dernière liste de commissions. Toutefois, vous êtes bons pour vous dire que votre beau dossier innocent finira entre les mains d’un zélote mystique qui va analyser votre écriture sous tous les angles et déterminer que vous êtes plutôt fermé car vos « o » sont petits et secs, peu ambitieux car vous mettez trop bas la barre aux « t », pas assez appliqué car vos points sont décalés sur les « i » etc. Si vous n’êtes pas engagé, ce n’est pas forcément plus mal.

Lettre d’accompagnement : oui, ils font bien de le préciser ; si vous envoyez votre dossier, il faut quand même prendre en compte le fait que le DRH doit savoir pourquoi. C’est là qu’intervient la lettre d’accompagnement.

 

En plus de tout cela, il convient de connaître un point important, trop souvent négligé d’après mes sources : la présentation. Alors pour ceux qui ne le savent pas, voici en primeur une de ces petites astuces qu’il faut connaître, un tuyau subtil qui, contrairement à ce que l’on pourrait penser, pèse un certain poids dans la balance : un dossier soigné, bien présenté, lisible, aéré et complet sera plus attrayant qu’un gros tas de torchons chiffonnés, à moitié à l’envers, pleins de taches d’encre, de pinard et de café, avec des miettes, des couennes et un cul de joint au fond de l’enveloppe, le tout fleurant bon le tabac froid et l’urine de chat.

 

Autre chose, c’est toujours bien de préciser qu’on parle anglais. Alors let’s call it a day et bonne soirée, on reviendra prochainement sur d’autres questions que se pose cet être énigmatique et peu matinal qu’est le demandeur d’emploi.

 

(Propos ramassés ici : http://www.jobs.ch/fr/tipps/bewerbung/index.php. Je vous donne l’adresse, après vous en faites ce que vous voulez hein !)

 

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Bouffée d’optimisme

27 mars 2009

Juste un petit mot vite fait avant le week-end pour souligner un fait qui me remplit de joie et d’optimisme, qui me redonne foi en l’avenir et en l’être humain : un pas déterminant a été accompli en direction de la victoire sur la crise.

 

Et c’est vrai. Alors qu’on pourrait craindre l’énorme récession mondiale qui nous pend au nez, alors qu’on pourrait se lamenter de voir que l’argent de notre pays endetté a servi à payer les bonus des cadres richissimes de l’UBS, alors qu’on serait légitimement en droit de se demander où va ce capitalisme qui se casse la gueule dans le monde entier sans qu’aucune ébauche de solution ne se dessine, alors que le nombre de sans emplois va exploser ces prochains mois, alors que l’on estime dans certains milieux que la crise pourrait durer plus de 20 ans, alors que les responsables de la situation continuent à amasser des fortunes insolentes…

 

…On peut enfin assister ces jours-ci à une prise de décision digne de ce nom : on ne parle plus de récession, mais de « croissance négative ». Ouf.

 

Depuis des mois qu’on planche là-dessus, on a fini par inventer un nouveau concept pour définir ce naufrage sans trop heurter les sensibilités.

 

Tout va bien donc, nous pouvons retourner à nos emplois précaires et nos horizons opaques, le problème est entre de bonnes mains, à savoir celles qui nous ont plongé dans la gadoue.

L’esprit libre et serein, nous pouvons rajouter de l’argent aux quelques 2300 milliards d’euros qui ont déjà été versés par les états occidentaux depuis le début de la crise pour sauver ce système dont seule une restructuration complète, voire la chute, offrira des perspectives d’avenir à la majorité des habitants de la planète bleue.

Nous pouvons sauter dans nos bagnoles et les bourrer d’essence hors de prix pour rejoindre, le temps d’aller bosser, les quelques 800 millions de véhicules qui circulent quotidiennement dans nos villes et nos campagnes et promettent aux futures générations déjà à genoux financièrement un cauchemar écologique, social et climatique.

Nous pouvons continuer à nous offusquer du tort causé au secret bancaire, lequel, déjà à la fin des années 80, offrait un abri sûr aux quelques 500 milliards de dollars que rapportait le juteux business de la drogue dans le monde.

Nous pouvons retourner à nos légitimes inquiétudes, par exemple espérer que le naufrage de l’industrie automobile et les dizaines de milliers de postes supprimés n’affecteront ni le salon de l’Auto, ni les quelques 21′000 euros touchés à l’heure par le président de Porsche.

Nous pouvons continuer à protéger nos intérêts et faire en sorte qu’aucune des 960 millions de personnes souffrant de faim chronique dans le monde ne vienne manger NOTRE  pain dans NOTRE pays.

 

Bref, nous pouvons faire pleinement confiance aux responsables de la crise pour réparer les pots cassés et retrouver rapidement les quelques 20′000 milliards d’euros partis en fumée en quelques mois, ainsi qu’aux partis politiques qui rampent à leurs bottes. Et surtout, on ne s’inquiétera pas de savoir que nos avenirs sont entre leurs mains, eux qui déjà maintiennent le niveau de vie de populations entières au plus bas pour maximiser leurs primes de fin d’année. Et souhaitons que cette solution vienne au plus vite sauver cette société qui prône ouvertement l’inégalité, l’exploitation et la manipulation.

 

Comme quoi, il serait temps de faire quelque chose pour river le caquet à tous ces pessimistes qui nous gonflent avec leurs mauvaises nouvelles ! Et dans l’attente des très prochains jours meilleurs, je vous souhaite un bon week-end !

 

(Chiffres cueillis ici et là sur les blogs de la RSR – Radio Suisse Romande pour nos amis gaulois – et plus particulièrement dans les articles d’Eric Grosjean.)

 

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La porte, c’est là !

26 mars 2009

Bernard

Moi, quand je m’absente plus de deux jours du boulot, je suis convoqué par les chefs. C’est comme ça, ça m’a fait le coup dans mon ancien taf et là, rebelote. Il faut dire que le charme immense que je dégage, cette prestance charismatique que j’impose, laissant dans mon sillage comme un irrésistible encens hypnotique, exerce sur mon entourage un envoûtement qui n’est pas sans rappeler le chant des sirènes mais qui dure rarement plus de deux jours. Au terme desquels, l’esprit à nouveau clair, on secoue la tête, prend conscience de la réalité et finit par murmurer à mon propos « ‘tain, mais y nous sert à rien en fait ce mec ! ».

 

Donc ces derniers jours, alors que je transbahutais des matelas vendredi, servais des cafés et des portions de couscous samedi et dimanche, rangeais tout ce souk jusqu’à lundi et récupérais mardi, le tout innocemment et sans me douter de rien, une décision difficile était prise à mon sujet : loin.

 

Et mercredi, arrivant au boulot pour reconnecter avec le quotidien,  je m’aperçois que l’on m’a fait parvenir un mail durant mon absence, me convoquant dans le bureau du big boss. « Ventre-Saint-Gris et par la Très Sainte Vierge Marie, ça sent le sapin ! » m’écriais-je avec véhémence avant d’aller me tirer un café.

 

Bien entendu, mon instinct, affûté par le patrimoine génétique des meilleurs chasseurs des tribus anciennes, ne m’avait pas trompé : arrivé dans le bureau du boss, quelque chose au fond de son regard dissipe mes doutes ; une sorte de gêne, un malaise à aborder un sujet qu’il aurait préféré ne jamais devoir évoquer. Cet homme a un grand cœur. Son assistante, à ses côtés, semble elle aussi accuser le coup avec difficulté : elle m’a épargné ses habituelles piques maussades.

 

« Ca a été une expérience humaine intéressante, je suis ravi d’avoir découvert les mécanismes internes de votre entreprise et travailler au sein de votre service a été très enrichissant, surtout du point de vue humain. » En substance, c’est à peu près ce que j’ai dit, en plantant parfois mon regard pur et clair dans le sillon noir se détachant du jaune vif des yeux de l’assistante. Après, ils comprennent ce qu’ils veulent.

 

Ce qui est sûr, c’est que je me tire à fin avril (rappelons que c’était un job temporaire) avec une bouteille de bourgogne (même pas une Rolex) et des souvenirs mitigés, rassemblant d’une part un chef sympathique, quelques bons collègues, des apprenties aussi belles qu’adorables et souvent bien plus humaines que leurs formatrices et, d’autre part, la réconfortante certitude de l’expérience vécue me prouvant que oui, il y a des gens qui sont justes méchants pour être méchants, qui tirent leurs seuls et pauvres plaisirs de leur capacité à importuner ceux qu’ils estiment inférieurs. J’ai vu ici des hommes et des femmes en or se faire marcher dessus par de véritables crevures et faire comme si de rien n’était, des personnes qui ont fini par admettre à contrecoeur que la bêtise fait partie du quotidien.

 

Retour à la case chômage, donc. Pas grave, on fait avec. J’espère juste que mon conseiller sera plus sympa que la dernière qui m’avait sèchement aboyé après moins de deux minutes d’entretien l’ordre de « faire des phrases moins longues et plus simples ». En fait, j’ai rencontré en 2008 un sacré paquet de cons, j’espère que 2009 marquera un tournant…

 

N’empêche, sans ce boulot de flan, je n’aurais probablement jamais ouvert ce blog. Vous mesurez la perte pour l’humanité un peu ? Vous vous rendez compte à quoi ça tient ? Et j’ajouterai que la pensée la plus singulière que ce licenciement m’évoque est qu’à partir de mai, je devrai commencer à écrire mes billets chez moi, là où j’ai l’habitude de consciencieusement rien foutre. Donc ce retour au chômage peut se caractériser par la phrase… « Fini de glander » !

 

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« Une bière, siouplait ! »

25 mars 2009

Pas de doutes, je suis bien de retour au boulot. Première impression, c’est dur. Deuxième, j’étais mieux en week-end. (J’aime bien commencer mes billets par une révélation choc.)

 

Mais voilà, les meilleures choses ont une fin. Et avant ce week-end, je n’étais pas mécontent de la voir poindre à l’horizon, ladite fin. De la meilleure chose, donc. Suivez un peu s’il vous plaît. Déjà que moi je m’embrouille, les doigts tout rouillés après cinq jours hors du monde, si vous vous y mettez aussi on va pas s’en sortir. Merci.

 

En fait, ce week-end, c’était Orc’idée*, convention lémanique de jeux de rôle et de plateaux, qui, selon une tradition séculaire, se déroule chaque année à l’EPFL depuis environ quinze ans. Et dont je participe à l’organisation depuis 2002. Tudieu, comme le temps passe. Et puis ça fait très classe de dire qu’on organise un évènement depuis des années, mais il me faut préciser que mon rôle se limite à la rédaction, ce qui ne bouleverse pas trop mes habitudes, ainsi qu’au maintien du bar une fois sur place. Ouaip, bibi est « responsable bar ». Detcheu la gloire !

 

Ça veut dire qu’au cours de la convention, le pauvre Labo traîne derrière un comptoir, rassasiant une sympathique horde de geeks affamés, enchaînant les services de pizzas, de cafés, de boissons pétillantes noirâtres provenant de l’autre bout du monde, de croque-monsieur, bref, de plein de bonnes choses, le tout, bien sûr, avec le soutien inestimable d’aides diablement efficaces et d’un vrai pote qui, eut-il été l’ami d’Atlas, l’aiderait encore aujourd’hui à supporter le monde. (Pommade) (Il me lit)

 

Comme l’homme se distingue de la bête sans âme par sa capacité à reconnaître ses erreurs (surtout lorsqu’il les reproduit), j’ai pu, au cours de ces années de services, apprendre bien des points passionnants sur ce glorieux sacerdoce qu’est la noble tâche de sustenter une foule. Je vous livre ci-après quelques unes de mes considérations :

 

• Le bar, c’est la vie. Il y a les vivants, qui disent « je vais chercher une grignote » et les âmes tristes et moribondes qui y répondent toujours « tu peux me prendre quelque chose ? » parce qu’elle n’ont pas envie de se déplacer. Presque tout le monde passe au moins une fois au bar, on y retrouve des potes, on y parle tout haut pour faire profiter tout le monde de sa science, c’est un lieu d’échange, de culture, de partage d’idées, de fraternité et de chaleur humaine. Enfin peut-être pas tout ça, mais en tous cas c’est un bar, et c’est toujours bien un bar.

 

• Il est difficile d’expliquer que l’on ne vend pas d’alcool lorsqu’on tient un bar dont les locaux nous ont été aimablement prêtés par un vrai établissement (Satellite pour les connaisseurs) (il y a en a ?) dont les panneaux publicitaires citent au moins quinze marques de bières.

 

• On a beau couvrir peu de terrain, à force de marcher derrière un comptoir, à la fin du week-end, on a les pieds usés jusqu’aux genoux.

 

• A cinq derrière le bar, on arrive à se répartir pour couvrir toute la surface et servir tout le monde rien qu’en se passant les choses, sans avoir à se lever des tabourets amenés exprès. Mais les clients tirent une drôle de tête.  Sauf le dimanche matin, où ils ne réalisent pas.

 

• Servir un chili con carne ou un couscous le dimanche matin avant huit heures, ça a quelque chose de traumatisant.

 

• A force de servir à toute heure des myriades de pizzas et de platées de bouffe chaude, lorsqu’on s’offre une assiette parce qu’on crève littéralement de faim, on en a tellement vu qu’on arrive à peine à y planter une fourchette.

 

• Après un jour de montage, deux jours de convention entrecoupés de trois petites heures de sommeil, le démontage et le nettoyage, on est fatigué, vidé, lessivé, crevé, usé, abîmé, brisé, en un mot, naze. Mais heureux. Parfois, on est un peu comme l’électronique : une fois les batteries complètement vidées puis remplies, on repart pour plus longtemps !

 

 

*Saurez-vous déceler le subtil jeu de mots qui se cache derrière ce nom apparemment anodin ?

 

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D’un monde à l’autre

18 mars 2009

Eh les copines ! Vous connaissez la dernière ? Madonna va adopter un deuxième enfant Malawite ! Hiiiii !

 

Qu’est-ce qu’elle sont gentilles les superstars américaines, déjà qu’elles n’hésitent pas à investir une partie de leurs millions dans des œuvres humanitaires, maintenant elles sauvent en plus des n’enfants de la crasse dans laquelle ils macèrent dans ces affreux pays pleins d’étrangers !

 

Interrogée à ce sujet, la star explique ses motivations : « Beaucoup de gens, spécialement des amis Malawites (ça s’y connaît super bien en bébés Malawites ces gens-là), me disent que David devrait avoir un petit frère ou une petite sœur Malawite. » C’est un peu comme les gerbilles, il faut en prendre plusieurs sinon ça s’ennuie.

 

Encore un enfant qui va passer de la misère la plus abyssale au luxe le plus indécent. Toutefois, on aurait tort de craindre que sous la férule de la bimbo multimillionnaire l’enfant oublie ses racines, comme l’explique l’heureuse môman : « c’est une priorité pour moi d’ouvrir mon fils sur le monde (ça veut dire quelque chose, ça, « ouvrir mon fils sur le monde » ?), mais je veux aussi lui permettre de rester connecté à sa culture Malawite. Il a une grande carte de l’Afrique dans sa chambre avec tout plein de flèches pointées sur son pays. » La culture, on en parlait dans un dernier billet, peut revêtir bien des formes. Par exemple, tracez une petite flèche qui indique un pays sur une carte et tac, vous ne faites plus qu’un avec la culture séculaire de la nation en question.

 

J’ai une carte du monde dans chez moi, sitôt rentré je vais m’initier à la culture laponne, demain ça sera tadjik, il ne faut jamais perdre une occasion de s’instruire !

 

Quoi qu’il en soit, c’est au moins un môme qui échappera à la misère, à qui a été offert un avenir. Un gamin qui a troqué sans le savoir une vie de pauvreté au sein d’une famille, d’une culture et d’êtres humains contre une existence dans le milieu irréel de la société jet-set, largement au dessus du besoin, parmi les amis requins milliardaires de la maman de soixante ans, laquelle, entre deux tournées mondiales, trouvera peut-être le temps de lui signer le bulletin de notes qu’il ramènera de son école privée sous les crépitements des flashes.

 

Evidemment, il reste les rumeurs affirmant que si les superstars, Angelina Jolie et Madonna en tête, adoptent des enfants comme si c’était des chatons, c’est avant tout pour se faire mousser. C’est faux. Si si, je le pense vraiment, malgré le ton de ce billet, malgré l’affection que je porte aux deux potiches citées plus haut, je doute que le but de leurs démarches soit de se faire leur pub.

 

Je pense qu’au contraire, elles y croient profondément, elles agissent ainsi dans un but avoué d’humanisme, la fibre maternelle vibrant à tout rompre, conscientes du fait qu’il appartient aux très riches d’aider les très pauvres. Et elles s’en jettent des fleurs. Elles qui sont les avatars du succès prouvent à la face du monde ébaudit qu’elles ont en plus un cœur en or, gros comme le Kilimandjaro, qui bat très fort pour les malheureux qui n’ont pas eu leur chance. Et les mômes, extirpés de la misère pour être largués dans l’extravagance d’une fortune démesurée, sont allés d’un extrême à un autre sans passer par la case départ. Et ne manqueront pas d’être redevables envers leur star de mère qu’ils ne verront pas si souvent.

 

Et je doute sincèrement qu’un enfant puisse se développer sainement dans un climat voulant qu’il demeure redevable envers un parent qui ne l’a pas adopté par besoin, comme c’est normalement le cas dans les familles d’adoption, mais par générosité.

 

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Mesures vides

17 mars 2009

Alors qu’une initiative populaire demandant le retrait de son arme d’assaut à ce grand gamin attardé qu’est le suisse a été déposée a Berne et qu’une initiative parlementaire sur le même sujet a été écartée par le National, le débat s’enflamme et la Confédération y répond par du vent. Beaucoup.

 

Les traditions, c’est sacré. C’est pour ça qu’on doit garder notre fusil d’assaut, même si il cause des meurtres et des suicides, même si il dessert le pays, même s’il crée une affliction immense, même si le peuple n’en veut plus, même s’il ne sert à rien, même si la société rend cette pratique périlleuse. C’est aussi par tradition que l’on excise, lapide, viole et tue des femmes dans bien des pays, que l’on torture et abat des taureaux dans des arènes, que l’on chasse des baleines, des tigres… Ah non, dans ces derniers cas il y a aussi le profit qui entre en compte.

 

La tradition, donc. Même pas l’excuse des lobbies, des pots-de-vin ou du profit, non, rien d’autre que la fierté et la bêtise gratuite et aveugle de quelques vieux demeurés au pouvoir, trop âgés et formatés pour être en mesure de saisir la société actuelle dans son ensemble, ainsi que la stupidité atterrante et assumée de quelques jeunes nazillons suisses se proclamant d’extrême droite pour se donner un genre.

 

Et donc, alors qu’il semble sûr que le peuple devra trancher, le Conseil Fédéral, terrifié à l’idée que les citoyens puissent perdre le droit sacré de détention de leur arme et ainsi soumettre le pays à la menace d’une invasion du Mordor, a proposé diverses mesures et demandé à Ueli Maurer de se pencher sur la question. On est entre de bonnes mains. Echantillon des solutions envisageables :

 

Proposer des arsenaux dans tout le pays pour que les soldats qui le souhaitent puissent déposer leurs flingues. C’était pas déjà le cas ? Seulement certains cantons, ah bon ! Bon exemple de mesure qui veut paraître correcte en proposant un faux consensus mais qui n’en est pas moins inepte : est-ce qu’un cinglé qui veut faire un carton va laisser son arme à l’arsenal ? Est-ce qu’un type suffisamment sensé pour ne pas garder un flingue chez lui sera un danger pour les autres s’il se voit obligé de le conserver ? Nul.

 

Mieux évaluer si un soldat est apte ou non à détenir une arme. Proposée par les partis bourgeois, cette proposition puante définit la mentalité des partisans au maintien de l’arme à domicile : yaka faire ci, yaka faire ça. Pourtant il est très difficile de déceler le danger chez une personne, d’autant plus que beaucoup des soldats qui ont pété les plombs étaient très appréciés par l’armée qui ne se voyait pas les forcer à laisser leurs armes bien aimées à l’arsenal et encore moins leur expliquer qu’ils avaient été étiquetés comme potentiellement dangereux.

 

Ne pas laisser d’armes aux soldats qui ont un casier. Ah oui, très bien ! Et on en a beaucoup, des soldats déjà condamnés pour meurtre ? L’écrasante majorité des pioupious qui n’ont pas un casier vierge ont enfreint la loi pour consommation de cannabis ou excès de vitesse, cette mesure ferait rire si le sujet n’était pas sérieux.

 

Bien entendu, le débat a suscité avant tout un intense dialogue de sourds dont je vous offre en exclusivité quelques perles :

 

Andrea Geissbühler, UDC : « c’est l’homme le danger, pas l’arme ! » Lapalisse aurait été fier de lui. Laissons l’homme à l’arsenal !

 

Yvan Perrin, UDC : « nous vivons dans un monde où tous les citoyens ne sont plus dignes de la confiance que l’Etat leur accorde en leur confiant une arme ». C’est jute, tout à fait juste. On vit aussi dans un monde où l’on a inventé le téléphone ainsi qu’une curieuse machine ailée qui vole.

 

Theophil Pfister, UDC (je fais pas exprès) : « Il est inimaginable qu’un pays comme la Suisse renonce à la légère à sa culture. » Notre culture, c’est la désalpe, la poya, le combat de reines, la lutte suisse, le paléo, le Grütli, la fête des vignerons, tout ce que vous voulez, mais appeler l’arme à domicile de la « culture », c’est euh, c’est très UDC.

 

Ueli Maurer, UDC : « J’ai choisi la continuité et le retour au calme. » Moi, j’ai choisi de ne pas travailler et de gagner beaucoup d’argent.

 

Bref, la question est loin d’être réglée. En outre, poussé par un élan pessimiste, je deviens dubitatif quant à cette réforme réclamée à cors et à cris par le peuple souverain. J’ai le pressentiment qu’elle passera à la trappe, d’une manière ou d’une autre. Et si tel est le cas et qu’un nouveau massacre se produit, s’il doit toucher l’un des responsables du maintien de cette tradition débile, je jure que je serai le dernier à le plaindre.

 

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Voyage au bout de l’ennui

16 mars 2009

-                     Houlala, ça y est, il cède à la tentation des jeux de mots faciles, c’est pas bon signe moi j’vous dis !

-                     Hé, mets-toi à sa place, quand t’as plein de trucs à écrire et que tu sèches sur le titre ou le premier mot c’est toujours une plaie !

-                     Plein de trucs à écrire ? C’est arrivé quand ça ?

-                     Mouais, à mon avis, les gars, c’est plutôt qu’il veut se la péter, genre « vous avez tous bien vu mon super jeu de mots qui montre à tout le monde que je connais Louis-Ferdinand Céline ? »

 

Ca va, vous trois ! Il est très bien, mon titre. Et totalement de circonstance avec ça !

 

Parce que ce matin, c’était séance. Pour remettre les choses dans leur contexte, la fonction que j’exerce actuellement consiste à abattre du boulot, noter son évolution et envoyer un rapport au boss, un bon bougre qui dirige le département communication de la boîte. Ce département organise chaque lundi une séance à laquelle nous sommes convoqués à tour de rôle, ma collègue et moi.

 

Pendant ce colloque, le service parle de tout plein de projets dont, en bon intérimaire que je suis, je me tamponne complètement, mon seul effort de participation consistant à lire au tout début deux nombres qu’on leur a déjà fait parvenir le matin même puis ensuite à ne pas ronfler.

 

Ce n’est pas si facile qu’on pourrait le croire, car cette entreprise est très, très suisse. On parle de tout et de rien, s’étend volontiers sur les plaisanteries, change régulièrement de sujet et, vers la fin, rogne un chouia sur le quart d’heure vaudois.

 

Donc, cette séance était digne de l’épée de Charlemagne*. Heureusement, mon côté geek m’ayant pourvu d’une imagination débordante, je trouvais comme toujours refuge dans un de ces mondes sans frontières ni contraintes que je m’invente, dans un univers chamarré et chatoyant, peuplé de bébés phoques et de gentils lapins, de chatons et de pangolins, où brille un soleil cordial et souffle un vent caressant, tiens, mon chef me regarde, un lieu où tout le monde est gentil avec moi, où coulent des rivières cristallines et poussent des arbres chargés de fruits sucrés, en fait c’est toute l’assemblée qui me regarde en silence, un univers où tout le monde se donne la main, où j’ai construit un grand bateau que…

 

Ah oui tiens ! Tous les regards sont braqués sur moi avec en eux la petite flamme de l’interrogation. On a dû me poser une question, je pense. Quelle drôle d’idée ! Que faire ?

 

Hop, connexion neurale, sélection de l’onglet « historique », chargement des derniers fichiers audio enregistrés par mon petit cerveau. La voix du boss s’élève dans mon esprit. Il parle d’un apéro, à midi… Ah ok, je crois que je situe, on en avait déjà parlé. J’essaie une réponse :

 

-              « Pour demain toujours ? Nous c’est tout bon, on a noté. »

-              « Alors on maintient, apéro demain ! »

 

Et de changer de sujet. Ouf. Je peux me rendormir.

 

J’ai une affreuse mémoire visuelle et suis tout sauf physionomiste, mais heureusement la mémoire auditive compense comme elle peut !

 

 

 

*Rappelons pour l’édification de ceux d’entre vous qui ne le savent pas encore que l’épée de Charlemagne était longue, plate et terriblement mortelle.

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Billet treize intéressant

12 mars 2009

trouvez l'erreur A l’heure actuelle, nous essayons tous de paraître indifférents, décontractés et relax, mais nous savons qu’il n’en est rien. L’ombre grandit. D’abord une appréhension, une angoisse sourde qui va s’amplifiant au fur et à mesure que les jours passent, jusqu’à devenir l’intense et oppressante poigne glaciale de cette peur aveugle qui nous étreint : vendredi 13 approche.

 

Ainsi, demain, rien ne sera comme d’habitude. Dès le réveil, ce si caractéristique noeud à l’estomac occupera toutes nos pensées. On fera preuve de toutes les précautions du monde lors de la douche matinale – glisser sur une savonnette est si vite arrivé – et on craindra, en se brossant les dents, outre de s’étouffer, de briser inopinément le miroir. Toute la journée, notre attention sera focalisée sur tout ce qui peut, de près ou de loin, s’avérer dangereux. Pour moi qui travaille dans un bureau, je ne compte plus les risques que j’encours ; par exemple, je pourrais me casser la gueule en me balançant sur ma chaise, m’électrocuter avec mon ordinateur, m’éventrer avec un ouvre lettre, m’ébouillanter avec la cafetière, m’énuquer avec mon dossier, m’étrangler avec le fil du téléphone, la liste est aussi longue que terrifiante !

 

Néanmoins, essayons un instant de dompter notre effroi et de remonter le temps à la recherche d’une éventuelle source de cette malédiction ; après tout, peut-être qu’en apprenant à le connaître on finira par trouver une parade à ce terrifiant vendredi 13 !

 

Alors, que nous dit monsieur Ouiki ? D’abord, que le nombre 13 est un nombre premier jumeau avec 11, un nombre premier cousin avec 17,  un nombre premier sexy avec 19 et 7, que sa notation est DA en base bibi-binaire, que c’est aussi un nombre étoilé et premier super singulier. Ça, c’est fait, c’est toujours bon à savoir.

 

Ah, quand même un petit mot sur la crainte qu’il inspire. Premièrement, sachez que la peur du nombre 13 se nomme « triskaidékaphobie » et que celle du vendredi 13 la « paraskevidékatriaphobie », termes que l’on place rarement plus de deux fois par semaine.

 

Les origines de notre crainte légitime de ce nombre maudit pourraient remonter au temps du Christ, car on considère que Judas était la treizième personne présente à la Sainte Cène, voire même à l’antiquité, lorsque Philippe II de Macédoine, au IVème siècle avant J.C., ajouta sa statue aux douze représentations des Dieux (c’est bien d’être conscient de sa valeur) et fut assassiné peu de temps après. C’est vrai ça : demandez à n’importe quel superstitieux les raisons de ses craintes et il vous sort aussi sec l’histoire complète de Philippe II de Macédoine.

 

En outre, la treizième lettre de l’alphabet hébreu représentait la mort, de même que la treizième carte du tarot, qui montre la Grande Faucheuse en train de bosser. Une autre raison parfois évoquée est la disparition des sociétés mayas et aztèques, dont les calendriers comptaient vingt mois de treize jours. Encore que sur ce dernier point, il n’est pas impossible que ces civilisations soient plus tentées d’accuser les espagnols (ça porte malheur un espagnol, demandez à Federer) plutôt que leur calendrier.

 

Sinon, on estime aussi que Adam et Eve ont croqué dans la pomme un vendredi.

 

Juste avant le week-end ! Faut vraiment pas être con !

 

On remarquera toutefois que malgré la place importante de la superstition dans notre société, personne ne s’est jamais plaint de recevoir un treizième salaire.

 

 

 

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Longue journée

10 mars 2009

woman powaLe 8 mars, sous son aspect débonnaire de paisible journée oscillant entre le soleil printanier et la fraîcheur hivernale, n’est pourtant pas une date comme les autres : c’est la journée des femmes. C’est-à-dire une journée au cours de laquelle il est bon ton de considérer d’un regard critique les inégalités entre les sexes dans le monde, mais par contre où il n’est pas nécessaire d’acheter des fleurs, ça va bien merci, on ne va pas nous refaire le coup de la Saint-Valentin.

 

 

C’est donc une journée au cours de laquelle les femmes en général font passer leurs messages, rappelant que non les copains, la condition féminine n’est pas toute rose dans tous les pays, que leurs droits sont encore bafoués dans bien des lieux sordides et qu’on estime à un milliard le nombre de femmes battues dans le monde (et donc pas mal plus de femmes engueulées), ou une sur cinq, où bien d’autres chiffres, on n’a jamais été tellement d’accord là-dessus, ce à quoi est généralement répondu « une femme battue, c’est déjà trop ». Ce qui n’est pas faux, notez. C’est toujours très désagréable de se le faire rappeler sur un ton aussi sec, certes, mais fallait pas contester ces chiffres aussi, c’était pas malin ça l’ami !

 

Enfin, c’est là journée où glosent les bons machos de la droite dure que l’on entend pérorer dans les micros que « chez nous, c’est toute l’année la journée de la femme », femme qu’on n’a jamais vue, forcément, elle est au fourneau.

 

« Mais pourquoi le huit mars ? » Demanderez-vous avec cette remarquable sagacité qui caractérise la pertinence toujours affûtée de vos interventions édifiantes. Et bien parce que le 8 mars 1917, à Saint-Pétersbourg,  alors capitale de la Russie, les ouvrières défilent pacifiquement pour réclamer du pain et le retour de leurs hommes partis au front. Personne ne se doutait que cela serait le premier jour de la révolution russe, annonciatrice d’une période bien sombre pour ce pays trop grand. Bref, quatre ans plus tard, le 8 mars 1921, Lénine déclare l’avènement de la journée des femmes en souvenir des manifestantes de Saint-Pétersbourg, date qui sera progressivement adoptée dans bien d’autres pays du monde civilisé, jusqu’au nôtre, comme quoi tout arrive. En outre, au début des années 1900, plusieurs manifestations féminines sont recensées en ce même jour, notamment à Oslo ou à New York.

 

Bien que l’on manque de références historiques pour certifier l’origine de la journée des femmes, les points cités ci-dessus ont été préférés à d’autres évènements aussi survenus un huit mars, tels que :

 

1790 : maintien de l’esclavage dans les colonies après une brève remise en question.

1893 : début du procès du Scandale de Panama.

1933 : le ministre de l’intérieur de l’Allemagne nazie, Wilhelm Frick, annonce à la communauté européenne la construction de camps de concentration (en passant, je suppose, certains détails sous silence).

1950 : le maréchal Vorochilov annonce que l’Union Soviétique détient l’arme atomique.

1989 : la loi martiale est décrétée au Tibet par la Chine.

 

Sinon, et bien c’est la fête aux Etienne, aux Humphroy, au Pons et aux Jean.

 

Alors bonne fête les gens !

 

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Peau neuve

5 mars 2009

toutou

Tiens, il me semble que mon blog aurait besoin d’un p’tit lifting

 

Tout ça pour dire que Labo entre en chrysalide et espère en ressortir tout beau tout neuf. Parce que j’ai envie de remplir ces larges marges vides.

 

Donc si vous constatez des trucs bizarres, des accès foireux et des bugs, c’est normal : je suis foncièrement incapable d’entreprendre un quelconque projet ayant trait à l’informatique et de le mener à bien sans déclencher une catastrophe.

 

Par exemple, la dernière fois que j’ai voulu remplacer une cartouche de mon imprimante, c’était à Pompéi.

 

Allez hop, je chausse mes bottes et mes gants, me couvre de mon casque, passe ma combinaison et au boulot !

 

*                                          *                                          *

 

(pose ses outils, retire le bleu de travail et le marcel, se vautre dans le canapé avec une bière et contemple le résultat.)

 

Ben ça a l’air sympa… Non ? On sait plus trop où on est, c’est plus noté Labo, mais je pourrai bidouiller la bannière, à loisir… Celle-là, c’est pas qu’elle soit pas sympa, elle a son charme, mais… c’est quoi ?

 

Je pourrai toujours m’en faire une personnalisée lorsque j’aurai le temps, voire me faire abattre le boulot par un pote sympa et doué en dessin… Hem… (A qui pourrais-je demander ça, voyons voyons… )

 

Comme vous pouvez le constater les marges sont toujours là,  mais moins grandes. Et j’ai ajouté des tas de trucs chouettes, notamment un calendrier, comme ça lorsque vous saurez pas quel jour on est hop, vous pourrez venir vous renseigner chez Labo. J’ai aussi et enfin la possibilité d’ajouter une liste – appelée à grandir – de liens, lesquels vous donneront une idée des sites sur lesquels j’aime aller perdre mon temps. Ils sont tous très bien, des perles du ouaib, c’est bon, c’est sain, mangez-en !