Archive de 8 novembre 2009

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Où est Labo ?

8 novembre 2009

*Ahem* Bonsoiiiiir…

Je sais, oui. Je ne suis pas fier. J’aimerais qu’il en soit autrement. Le sort s’acharne sur moi, ce qui retombe sur vous, chers mais néanmoins négligés lecteurs ; à chaque fois que je trouve enfin un peu de temps dans ma trépidante vie d’aventurier pour écrire quelques lignes, il se trouve qu’un malencontreux coup de destin veut que j’aie envie de faire autre chose. C’est une difficile situation et je vous remercie de tout cœur pour votre compassion.

Lorsque j’ai commencé ce blog, il y a très très longtemps, soit un peu plus d’un an, j’étais alors jeune et plein d’énergie. L’avenir m’apparaissait comme une spacieuse voie ensoleillée me menant d’un sommet de la gloire à un autre en limousine de luxe avec minibar. C’est à dire que j’avais un job qui consistait à rien foutre, la planque du siècle qui me laissait suffisamment de temps pour alimenter ces lieux en niaiseries pleines de phrases. Il en va aujourd’hui autrement. Rattrapé par une cruelle réalité, j’ai été forcé de trouver un autre travail, un vrai, et de me consacrer à mon blog durant mon temps libre, triste situation dans laquelle aucun blogueur sain d’esprit ne souhaite tomber.

Aujourd’hui, le sort veut que je rattrape toutes les heures de glandage de mon ancien taf ; accablé par un retard dément, mon service – et donc moi avec – enchaîne les heures supplémentaires, bosse le samedi et lorsqu’il m’est donné de prendre du repos et que l’on détache mes chaînes pour une nuit de répit, je rentre instinctivement chez moi dans une sorte d’état second plus propice à rester avachi devant la télé en bavant (ce qui tombe encore plutôt bien, il y a la ligue des champions) qu’à instruire le vaste monde par la magie du web.

J’aurais bien d’autres mauvaises excuses à avancer, mais je ne vais pas m’étaler là-dessus ; concrètement, il en ressort que je ne trouve pas le temps de me consacrer à ce blog, et encore moins l’inspiration. L’idée m’a traversé l’esprit de boucler les lieux, mais le fait est que j’ai toujours envie d’écrire et que je peine à renoncer à la gloire, l’honneur et le pognon du blogueur. Donc voilà, mon « break d’été » s’imposera finalement en nouveau rythme dont vous me voyez attristé, mais j’ai comme promis expié ma faute, non pas, comme énoncé précédemment, par le biais d’une séance d’auto-flagellation aux orties, mais en me cognant le genou contre un bureau l’autre jour, ce qui fait mal aussi. Et j’en profite pour glisser un « merci de me lire », parce que malgré le vacuum qui règne dans le bled j’ai toujours de la visite et c’est bon pour mon égo.