
C’est qui Labo ?
Labo a rampé hors du Grand Vide dans les années 80. Grandissant dans le calme feutré d’un village du Gros de Vaud, il a vite appris à poser deux yeux différents sur le monde qui l’entoure. Un monde parfois absurde, cruel et terriblement laid, parfois débordant de grâce et de couleurs.
Quand il put voler de ses propres ailes, il s’en alla du cocon familial et vint s’établir sur Lausanne, qu’il n’a plus quitté depuis et où il gagna dans le début du troisième millénaire le surnom « Labo » lors d’un chouette boulot. Si la vie ne lui a pas toujours souri, il a eu la chance de pouvoir s’appuyer sur une famille unie et saine – privilège rare – et sur une poignée de bons amis.
Lorsque Labo dit qu’il n’aime pas la bêtise humaine, il entend par là cette propension qu’a l’homme à mesurer les problèmes des autres à l’aulne de ses propres expériences, pensant avoir tout vécu et appliquant à tout ce qui l’entoure la théorie du « y a qu’à ». La bêtise, pour lui, pousse essentiellement sur un terreau fertilisé à l’extrémisme, sous toutes ses formes. Ainsi, le vieux Labo méprise les religieux fanatiques et renfermés qui condamnent sans connaître des cultures qui les dépassent, tout comme les athées fondamentaux qui ne voient en la religion qu’un éternel casus belli ou une béquille pour les « faibles » ; les ultras de droite arriérés qui croient encore que l’homme peut vivre en petits clans renfermés, laissant les miséreux crever entre eux, alors qu’on est bientôt huit milliards à batifoler ici-bas, tout comme les réacs de gauche qui te comparent toute pensée un tant soit peu conservatrice au nazisme, tuant dans l’œuf toute possibilité de conversation constructive ; les grosses têtes qui confondent érudition et intelligence et abreuvent ceux qui ne leur ressemblent pas de leur mépris comme les écervelés qui raccourcissent leur champ de réflexion pour ne pas avoir à réaliser qu’ils font fausse route ; les archi-tolérants qui trouvent des excuses à tout, de même que les intolérants qui fonctionnent à la répression.
En gros, Labo prône l’ouverture, la tolérance, le sens de la mesure et le respect. Et surtout l’altruisme. Il considère que si l’égoïsme pouvait être annihilé comme un virus, on pourrait presque se passer des lois. Il a la théorie facile, mais est avant tout un gros déconneur, qui rit de tout sans méchanceté ; il abhorre le propre à penser, peut-être par-dessus tout. Il est pour l’abolition des barrières mentales qui sont, pour lui, cause de péroraison indigeste et de débats stériles. Ses idoles sont Coluche et Pierre Desproges, Molière, Lovecraft, Frank Herbert, Lampedusa et Dostoïevski, Coppola et David Fincher. Et puis Renaud aussi.
Il a la tête dans les étoiles, le Labo ; ses rêves l’ont emmené loin, au ciel comme en enfer, dans l’horreur des tranchées, la splendeur de l’Age d’Or, l’énigmatique Arkham ou la terrifiante Carcosa, sur les rives vaporeuses du lac Hali. Il trouve dans l’imagination la petite étincelle qui manque pour mettre le feu aux poudres du feu d’artifice de la vie. Avant tout, il considère que si l’existence n’est pas facile, elle mérite quand même le détour. Alors vis et éclate-toi !