Bon, on va faire dans la continuité, histoire de laisser une impression de suivi ; la dernière fois que l’on a papoté ensemble, on avait évoqué le sujet des séances de prières par lesquelles les Picsou en herbe espèrent retrouver la stabilité économique. Intéressons-nous maintenant à un autre moyen du même tonneau que ces lascars ont déniché pour maximiser encore leurs chances : la LUNE.
Eh oui. Alors que certains affirment avoir retrouvé la foi et demandent au Très Haut son secours dans leur détresse (nul n’est athée dans les tranchées), d’autres se tournent vers les divinités obscures et les superstitions désuètes des croyances héritées de l’antiquité. La lune donc ; un bout de caillou mort gravitant autours de la Terre, à jamais condamné à la nuit et au vide. Une masse de roche froide et desséchée, une étendue sphérique de désert infini qui, il faut l’admettre, représente assez bien les pratiques de la haute finance. Bref, l’influence de la lune sur la bourse serait un moyen de prévoir les coups durs. C’est en tout cas ce que l’on apprend en feuilletant distraitement quelque feuille de chou gratuite Suisse dans laquelle s’épanche un astrofinancier qui, grâce à l’appui silencieux de sœur-lune, s’est toujours arrangé pour ne pas perdre d’argent.
Je sais, beaucoup affirment que la lune a une influence directe sur le comportement des simiesques pantins qui s’ébattent sur Terre, on n’a pas encore percé tous les mystères de la nature, chacun a le droit de croire en ce qu’il veut et, surtout, le ridicule ne tue pas. Je ne les blâme pas. Au contraire même, pour une fois que les boursicoteurs s’ouvrent un peu à autre chose qu’à l’offre et la demande je ne vais pas leur faire de reproche. J’irai même jusqu’à proposer d’autres méthodes auxquelles ils n’ont manifestement pas encore pensé et qui mériteraient pourtant d’être étudiées. Exemples :
- Sacrifier un cabri nain à l’ouverture des marchés.
- Pratiquer une offrande de riz cuit lors de moments clés.
- Effectuer des danses rituelles et des transes mystiques les nuits de pleine lune.
- Demander à un marabout de sanctifier les milieux boursiers.
- Se rendre au milieu du désert et appeler l’esprit de Shai-Hulud.
- Offrir des grands vins et de l’huile d’olive à Jupiter.
- Se tourner vers les enseignements de Nyarlathotep.
- Sacrifier une vierge à Quetzalcoatl.
- Appeler à une nouvelle éthique dans les quarante jours, faute de quoi Ninive sera anéantie.
- Instaurer des périodes de jeûne.
Voilà. Si avec tout ça ils n’arrivent pas à se tirer d’affaire je ne peux plus rien pour eux !



On ne le répètera jamais assez, nous vivons à l’ère de la communication. D’où le titre. Entre Internet et la téléphonie, celui qui souhaite demeurer quelques temps inatteignable pour quelque raison que ça soit, par exemple pour peindre un Messerschmid, mais pas seulement, s’expose à des problèmes incongrus.
Tout le monde est relativement familier avec le concept du spam : une publicité, et qui me connaît n’ignore pas mon amour insensé pour la publicité, qui déboule sans crier tambour ni trompette sur votre boîte E-mail, vous vantant les qualités de quelque produit ou service que je tairai ici pour ne pas choquer mes jeunes lectrices de la Très Sainte Ecole Catholique de la Juste Parole du Christ, que je salue au passage d’un sourire salace avec haleine de bière.