On va commencer par une métaphore évoluée : l’inspiration est comme un large fleuve qui alimente diverses zones du cerveau d’un blogueur, zones généralement vouées à la culture de l’ironie, du sens critique, du facteur grande-gueule et de l’auto attribution du droit sacré de juger bassement son prochain. Voilà. C’est juste pour dire que chez moi, avec l’été, c’est pas vraiment la saison des crues. Oui je sais, vous l’aviez vue venir. Mais je dois confesser que nombre de débuts de billets ont dernièrement rencontré un destin brutal par le biais de la fonction « vider la corbeille » de mon ordinateur au cours de laquelle leurs cris de détresse se sont élevés à l’unisson. Chochottes.
Mais bon, puisqu’on en est là, autant laisser de côté mes sujets habituels (la presse, le boulot, les gens, la presse, le boulot…) et revenir sur un point que j’ai trop longtemps laissé de côté : l’instruction. C’est toujours bien, passe-partout, ça plaît et on peut pas critiquer sans passer pour un plouc. Donc hop, culture !
Je propose que l’on s’intéresse à nouveau à la zoologie ; la dernière fois nous nous étions penchés sur cet admirable ruminant qu’est le phacochère et la connaissance ainsi acquise de ses mœurs et de son mode de vie avait joué un rôle prépondérant dans le rapprochement de nos deux espèces. Aujourd’hui, pour demeurer dans un registre à peu près similaire, je vous propose un exposé sur la puce.
LA PUCE donc
Sous un nom un peu ridicule, la puce cache une appellation romaine nettement plus classe, à savoir « Siphonaptera », qui conviendrait bien à la méchante d’un film américain sur l’Egypte antique. C’est un petit insecte ectoparasite – donc une bête qui parasite l’ecto, mais pas le verso – dont le mode de vie consiste le plus généralement à se taper l’incruste là où on ne l’a pas invité, ce qui lui réussit bien puisqu’on en a recensé au cours d’études sûrement passionnantes pas moins de 2500 familles à travers le monde. Il faut admettre que l’évolution et la diversité de cette espèce à quelque chose d’étonnant, comme en témoignent ces divers clichés :
Puce standard 
Puces sauteuses
Puce évoluée 
Emplie de courage et animée par une puissante soif genre vendredi soir à l’heure de l’apéro, la puce saute sans crainte sur sa proie pourtant nettement plus grande qu’elle, défait ses affaires et squatte les lieux sans vraiment chercher à se faire trop remarquer. Au cours de son séjour, la puce se nourrit du sang de sa proie qu’on lui souhaite sobre et l’on notera d’ailleurs que cette tendance est particulièrement bien dans le ton « énergies renouvelables » de notre société, en opposition avec le puma, pour ne citer que lui, qui préfère étouffer sa proie pour ensuite l’engloutir en entier, sans rien laisser pour les copains, pratique déjà plus dans le ton « milieu de la finance ».
Pour conclure, on retiendra surtout que la puce est une bébête qui se nourrit du fluide vital d’autrui et reste accrochée à sa proie jusqu’à ce que cette dernière finisse exsangue ou ne prenne les mesures nécessaires pour chasser le parasite. Et puisqu’on est sur le sujet, je tiens à souhaiter une bonne retraite à Pascal Couchepin, ministre de la santé démissionnant devant la situation désastreuse du système de santé après avoir assuré une fortune considérable aux pontes du secteur et aux caisses maladies.



A l’heure actuelle, nous essayons tous de paraître indifférents, décontractés et relax, mais nous savons qu’il n’en est rien. L’ombre grandit. D’abord une appréhension, une angoisse sourde qui va s’amplifiant au fur et à mesure que les jours passent, jusqu’à devenir l’intense et oppressante poigne glaciale de cette peur aveugle qui nous étreint : vendredi 13 approche.
Le 8 mars, sous son aspect débonnaire de paisible journée oscillant entre le soleil printanier et la fraîcheur hivernale, n’est pourtant pas une date comme les autres : c’est la journée des femmes. C’est-à-dire une journée au cours de laquelle il est bon ton de considérer d’un regard critique les inégalités entre les sexes dans le monde, mais par contre où il n’est pas nécessaire d’acheter des fleurs, ça va bien merci, on ne va pas nous refaire le coup de la Saint-Valentin.
