Dernière ligne droite

Publié: 4 novembre 2008 dans Anciens billets

Ces prochains temps, des signes vont se multiplier pour annoncer l’inéluctable : la fin de l’année approche. Ça paraît impossible, 2008 ayant à peine commencé, et pourtant !

 

à la radio et à la télé, les interminables pages de pubs vont bientôt graviter avec une force irrésistible autour d’un seul thème : les cadeaux.

 

– Des prospectus publicitaires et catalogues de jouets étoufferont votre boîte aux lettres.

 

– Des bulletins de versements pour des œuvres humanitaires vous rappelleront que vous n’êtes pas le seul à avoir besoin de pognon.

 

– Des assurances vous enverront des lettres du genre « Cher Monsieur, gnagna, Noël, famille, tout ça, sympa, blabla truc MAIS attention, le sapin crame, le pinard est renversé sur le tapis, le cadeau est foireux, blabla, heureusement plein de nouveaux produits pour sauver votre Noël ». (Donc en synthèse « Les aventures de l’assurance qui sauva Noël », un classique).

 

– Sur le même ton, votre banque, attentionnée et proche de vous, vous enverra une jolie carte avec un dessin de petit n’enfant dessus et un texte très personnel style « Mademoiselle, (si vous êtes un homme, sinon inversez) Noël, fin de l’année, philosophie à deux sous, gnagna, confiance, merci, blabla, petit poème, tout ça, c’est pourquoi nous vous souhaitons etc. »

 

– Votre agenda se remplira à la vitesse d’un émeu au galop. Fêtes de famille, certes, mais aussi souper de boîte, sortie des collaborateurs, apéro du service, cocktails de clients ou de fournisseurs, conférences diverses, « events », plus vous êtes haut dans la hiérarchie, plus on va vous gaver de petits fours sans vous demander votre avis.

 

Et au milieu de tout ce fatras chaotique et stressant, on ne manquera pas de se dire « cette année, juré, je ne vais pas acheter mes cadeaux à la dernière, comme l’autre fois ! », ce qui est touchant de naïveté.

 

Car peine perdue, on le sait ! Comme chaque année, c’est avec résignation que l’on finira par se joindre à la cohorte stressée de pauvres hères bravant à la dernière minute le froid mordant à la recherche de quelque chose de pas trop nul à glisser sous le sapin, le tout en maudissant comme tout le monde le système perfide qui veut que l’on se fasse des cadeaux à Noël. Parce que la fin de l’année, avant tout, c’est une période de clôture et de remise des compteurs à zéro qu’un malade mental a voulu faire coïncider avec des fêtes, par sadisme. Une période où on n’a pas une minute à soi, où il faut courir les magasins et les restaurants alors qu’en plus il fait un froid à ne pas mettre un vendeur de marrons dehors !

 

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