Ère de la communication

Publié: 20 janvier 2009 dans Anciens billets

mix & remixOn ne le répètera jamais assez, nous vivons à l’ère de la communication. D’où le titre. Entre Internet et la téléphonie, celui qui souhaite demeurer quelques temps inatteignable pour quelque raison que ça soit, par exemple pour peindre un Messerschmid, mais pas seulement, s’expose à des problèmes incongrus.

 

Parce que pendant ce temps, quelque part pas très loin, des amis à lui spéculent sur les raisons de son silence. Ils lui ont laissé un message – d’ailleurs bien marrant – sur sa boîte vocale il y a plus d’une heure pour l’inviter à une réunion tupperware et attendent toujours une réponse, ce qui est inhabituel. Au même moment, la dame de ses pensées tourne en rond : pleine de bonnes intentions, elle lui a envoyé un gentil SMS et attend bien naturellement un doux poème en retour, comme celui de l’autre jour, qui parlait de muguet, de brise printanière et de gavials. De même, ses parents lui ont fait parvenir un e-mail dans l’après-midi, l’invitant dimanche à la maison, il y aura de la poule au riz et tante Claude. Mais là aussi, nulle réponse ne point à l’horizon et les pauvres vieilles gens, devant l’implacable silence, ressentent l’étouffante angoisse des parents de marins qui parcourent la grève en quête de l’esquif de leur enfant disparu.

 

Et c’est ainsi que, de fil en aiguille, le héros de notre histoire, qui n’a pas de nom mais qui croît en sympathie de ligne en ligne dans nos esprits, va recevoir tour à tour les visites surprises de copains hilares, de beau-frère envoyé par la sœur elle-même contactée par les parents et d’une sémillante demoiselle courroucée.

 

Mais la communication, c’est aussi la signalétique. Il est important que des consignes, modes d’emploi ou panneaux routiers, par exemple, soient lisibles par toutes les personnes susceptibles d’en avoir besoin ; dans le cas de produits d’importation, les écrits de base apparaissent généralement en anglais, mais sont vite traduits dans la langue nationale du pays en question. On fait appel pour cela à des traducteurs professionnels. Ou pas.

 

Parce que parfois, pour économiser des sousous, on préférera employer un traducteur automatique et surtout éviter de vérifier que le sens initial ait été conservé. Voici en vrac quelques exemples trouvables de-ci de-là (généralement aux USA) :

 

– Sur l’étiquette d’une chemise, pour « Gentle cycle » : aimable bicyclette.

– Sur l’étiquette d’une cravate, pour « 100% silk ties » : 100% la soie attache.

– Vu sur un programme informatique, pour « loading please wait » : chargement s’il vous plaît dans l’attente.

– Sur l’étiquette d’une bombe aérosol, pour « Ozone Safe » : coffre fort d’Ozone.

 

Et la liste est longue. Dans des pays comme la Suisse, il convient de traduire chaque remarque importante dans toutes les langues nationales, ce qui n’est généralement pas un problème. Mais on n’est jamais à l’abri de certaines confusions, comme par exemple ce petit couac survenu au Pays de Galles, charmant patelin de druides dirigé par Arthur et Merlin et où l’on parle l’anglais et le gallois :

 

 

panneau

Traduction à la va-vite du texte anglais : « entrée interdite aux véhicules de livraison. Site résidentiel uniquement ». En dessous, le texte en gallois donne « je ne suis pas au bureau actuellement, envoyez-moi vos travaux pour traduction ». Les pauvres bougres ont envoyé le texte à une entreprise et ont reçu un message automatique en gallois, les prévenant que le traducteur était momentanément absent. Le prenant pour la réponse à leur requête, ils l’ont placé tel quel sur le panneau. (Source)

 

 

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commentaires
  1. Alain Hubler dit :

    Alors ça c’est magnifique !
    De quoi finir la journée avec la banane.
    Merci Labo.

  2. labo80 dit :

    Mais de rien, c’est un plaisir, on ne peut pas garder pour soi de telles découvertes ! On donne un sens à de telles bourdes en leur faisant faire le tour du monde, autant être le maximum à en rire !

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