Le guide des parfaits préliminaires

Publié: 7 avril 2009 dans Anciens billets

…à un entretien d’embauche.

 

Voilà, désolé pour le titre faussement prometteur, mais j’ai postulé à « Le Matin » et ai indiqué le blog dans mon CV (il faut pas dire « curriculum vitae » si on n’a pas fait l’université paraît-il, alors si comme moi vous êtes un pécore pouilleux et navrant d’acculture vous dites juste « cévé »), alors je montre que j’ai bien saisi les ficelles du métier pour capter l’attention du public. Donc aujourd’hui nous allons parler de l’entretien préliminaire.

 

En étudiant scrupuleusement les conseils savamment distillés sur jobs.ch, j’ai repéré quelques petites recommandations simples et concises quant à l’attitude à adopter lors d’une prise de contact. Comme je suis pour le partage et l’échange de connaissances, je vous livre la chose en y ajoutant, dans le but louable d’approfondir la réflexion, mes conseils personnels en italique, conseils que tout bon DRH ne manquera pas d’applaudir en poussant des cris stridents d’approbation.

 

Entretien préliminaire (c’est le titre)

 

L’annonce semble formidable, le poste vacant correspond parfaitement à vos attentes. On essaie de se mettre dans un contexte optimiste, quitte à exagérer un peu. Alors dans cet exemple, le travail de vos rêves existe. Mieux, on veut bien vous payer pour le faire. Pour se situer dans un cadre plus établi et donc plus simple à se représenter, mettons qu’il s’agit d’une annonce de fondeur de cloches. L’unique problème est le suivant : il est précisé que les connaissances en langues étrangères constituent un facteur absolument indispensable pour ce poste (ce qui colle assez bien au fondeur de cloches). Mais il n’est indiqué nulle part de quelles langues il s’agit. D’accord, même les rédacteurs des annonces peuvent oublier certaines choses. Personne n’est infaillible. On se place dans un cadre de plus en plus précis. Aujourd’hui, « comment répondre à une annonce incomplète du job de vos rêves écrite par un rédacteur étourdi ».

 

Si vous avez des questions, il est tout à fait justifié de vous renseigner directement auprès de la personne mentionnée dans l’annonce. Ce faisant, vous pouvez insister sur l’intérêt que vous portez à ce poste (dites : « ‘faut bien bouffer ! »). Si la conversation s’est bien déroulée, il est même possible que la personne se souvienne de vous (si la conversation s’est particulièrement mal déroulée aussi. Ce qui est important, c’est de marquer les esprits). Pour cela, vous devez absolument garder à l’esprit que vous devez faire bonne impression pendant toute la durée de l’entretien. Et là j’aimerais dire au rédacteur de l’article que merci, mais on n’est pas encore complètement à la masse, on devine bien qu’il faut éviter de donner de soi l’image d’un anarchiste sournois et pervers qui branle rien de la journée à part exhiber ses piercings, boire de la bière, chanter des chansons grivoises et insulter ses chefs.

 

La politesse et l’amabilité sont primordiales. Vous devez vous efforcer de parler distinctement (pas trop quand même, c’est pas un chaton non plus) et de formuler vos questions et réponses de façon concise et précise. Ces personnes ont autre chose à faire que de bavarder avec vous. (Merci de nous rappeler qu’on est chômeur.) Si possible, adaptez votre rythme de parole à celui de votre interlocuteur (évitez quand même de trop parler comme lui, il n’est pas garanti qu’il apprécie les imitations, surtout si vous insistez trop sur l’accent, la tonalité, le zézaiement, les toc et les raclements de gorge) et laissez-le toujours s’exprimer. (Quand il commence à vous parler de sa mère d’un ton ému c’est que vous avez gagné sa confiance.)

 

Il est important de mener cette conversation dans une ambiance positive. Vous devez donc vous efforcer de donner une impression d’optimisme et de confiance en vous. (Souriez pour voir…) (Houla, pas tant que ça !) Pendant un entretien, la confiance en soi est généralement mieux perçue que la timidité et l’incertitude (vous aurez au moins appris quelque chose) mais ne vous laissez pas entraîner sur la mauvaise pente et ne faites pas comprendre sans arrêt à votre interlocuteur que vous êtes le mieux qualifié pour ce travail. De toutes façons il sait que c’est du flan et des agités comme vous il en entend du matin au soir, ça fait dix ans qu’il ne peut plus les supporter, vous pensez bien qu’il faut éviter d’aller le chatouiller sous le menton !

 

Cela dit, voilà qui devrait faire une bonne base. Si on résume, donc, en synthèse ça donne ça : soyez poli et confiant.

 

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