Quitte à être malade…

Publié: 8 mai 2009 dans Anciens billets

…autant que ce soit parce qu’on a bien bouffé.

On n’insistera jamais assez sur l’importance d’une alimentation saine, riche en vitamines, fibres et protéines, variée et équilibrée, constituée comme il se doit de cinq fruits et légumes quotidiens, rayon produits frais. C’est d’autant plus important de nos jours où le travailleur, soumis aux cadences infernales du Grand Capital, bosse d’arrache-pied toute la semaine, ne comptant pas les dépenses d’énergie pour tamponner comme il se doit un document ou expliquer les causes de son retard à son chef. Au milieu de l’intense bataille qu’est le travail au quotidien, il convient logiquement d’alimenter comme il se doit le fourneau à grain.

Du reste, lorsque l’on s’abandonne au régime sandwich au thon – portion de frites un peu trop longtemps, on s’aperçoit bien vite que la machine est grippée. Privé de forces, on s’affale mollement dans une inactivité somnolente conduisant à l’embonpoint menaçant notre silhouette de rêve. Ce qui ne doit pas arriver à l’approche de l’été.

Tout ceci m’amène à partager aujourd’hui une recette improvisée, rafraîchissante et fruitée que je vous cède de bonne grâce et qui ira enrichir notre rubrique « gastronomie du gourmet ». Je vous livre l’expérience en bloc, ce qui vous vaudra peut-être de distinguer certain abus qu’il est recommandable d’éviter.

Glace et coulis de framboises :

· Rentrer pompette au terme d’une soirée ligue des champions – pizza – sandwich – cake – bières – chips. Se sentir inexplicablement ballonné et diagnostiquer un besoin de sucre. Regarder dans le frigo et constater qu’on a du rab de framboises.

· Balancer les framboises dans une casserole, les broyer au fouet et y ajouter une tombée de sucre glace, remarquer qu’on n’a plus de sucre glace, du sucre tout court ça ira très bien.

· Rajouter un tout petit peu de flotte et une lichette de kirsch. Chauffer doucement et se rappeler qu’il est minuit passée, se demander quel esprit malade nous possède pour qu’on se retrouve à une heure pareille au fourneau alors qu’il aurait été tellement plus simple – et plus sain – de manger un bol de céréales.

· Verser le coulis une fois chaud sur une portion de glace. Constater qu’on a dix fois trop de coulis et rajouter de la glace. Toujours trop, encore une couche. Bigre, la belle assiette ! L’alcool aidant (ou pas), se dire qu’on va bien réussir à bâfrer tout ça.

· Bâfrer tout ça effectivement, ignorer les semonces du foie. Une fois le repas terminé, bouquiner un moment et constater comme un coup de mou, ce doit être la fatigue. Aller se coucher, se réveiller plus tard avec la vieille tripe qui crie à l’aide. Assumer ses c…

Bon appétit !

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