Conversation d’ascenseur

Publié: 24 mai 2009 dans Anciens billets

Je sais ce que vous pensez : vous avez chaud, vous souffrez. Parce que loin d’ici, une grosse boule de feu composée de 74% d’hydrogène, de 24% d’hélium et d’une poignée d’autres trucs s’obstine à faire son intéressante ; elle flotte au dessus de nos têtes, indifférente, et nul nuage ne semble avoir les tripes de contester sa suprématie. D’aucuns le diront : un temps de rêve. Un temps à abandonner l’oppressante atmosphère de son appartement surchauffé pour se jeter sur les plages ou à la campagne, un temps à courir nu dans les champs d’émeraude et se rouler dans l’herbe fraîche en jouant avec les tapirs. D’autant plus que c’est peut-être les derniers beaux jours de l’année.

Il n’empêche, c’est éprouvant. Les journées ensoleillées sont épuisantes, à tel point qu’on se demande ce qu’on leur trouve, à la fin ; après plusieurs heures à se vautrer au soleil, on se sent toujours fatigué, plus encore qu’après une âpre semaine de travail. Je rentre d’ailleurs d’une séance bière-bouquin au parc du coin, lisant d’un œil la confection en bouse de vache d’un campement Masaï (j’aime trouver dans mes lectures ces petits enseignements simples qui peuvent pourtant se révéler si utiles) et regardant de l’autre les silhouettes féminines de rêve qui s’offrent au dieu-soleil (quel veinard, celui-là ! Et dire que ça le laisse de glace !).

Quoi qu’il en soit, réjouissez-vous : demain lundi, vous serez à nouveau à l’abri de l’oppressante morsure céleste dans votre bureau, à débattre avec vos collègues de points passionnants : comment satisfaire tout le monde, sachant que la climatisation enrhume certains, que les ventilateurs créent de détestable courants d’air selon d’autres et qu’il se trouve toujours un triste sire pour baisser complètement les stores ou refuser de bosser la fenêtre ouverte ?

Bref, tout ça pour dire que si un dimanche je me retrouve à vous parler du temps qu’il fait, c’est que vraiment, l’inspiration se fait désirer. Autant pour moi. Ce doit être le soleil (il a bon dos, au moins). Ou la flemme, aussi. Mais force est d’admettre qu’il en résulte que ce blog prend peu à peu des allures de désert sinistré et abandonné où les oasis se font rares.

Mais baste, bon début de semaine à vous et ne vous enrhumez pas !

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