Ma vie, mes échecs, les vôtres

Publié: 20 août 2014 dans Sciences sociales

L’idée d’Alias dans son blog à part est de prendre un peu de temps pour parler de nos propres échecs au lieu de se la raconter en n’évoquant que nos succès, chose qui correspond davantage à la tendance actuelle. Je ne suis pas d’accord avec lui : généralement, je ne parle pas de mes succès, je parle des échecs des autres.

Toutefois, son idée a du bon. Il faut reconnaître l’importance des échecs, paradoxalement ce sont souvent eux qui nous mènent au succès.

Surtout si vous avez du succès aux échecs

Surtout si vous avez du succès aux échecs

Un échec, c’est une ambition qu’on n’a pas su concrétiser, souvent parce qu’on n’a rien glandé d’ailleurs ; la leçon qu’on en retient – outre qu’on n’aurait pas dû ne rien glander – est qu’il n’y a aucune honte à l’échec, tant que la volonté de réussir demeure intacte. Il est probablement plus important d’avoir un rêve que de le réaliser. Manquer un objectif, c’est prendre de l’élan pour mieux le réussir plus tard. Quitte à baisser la barre, bien sûr ; souvent, nos rêves nous voient arriver plus loin que ne le voudrait la logique, et c’est très bien de viser haut, tant que vous savez accorder des concessions à la réalité le moment venu. Exemple :

Objectif avant concessions

Objectif avant concessions

Objectif après concessions

Objectif après concessions

Voici donc un petit échantillon de couacs face auxquels je suis souvent en rade, vous allez voir que ma vie est épique. Toutefois, pour coller au style de la maison, je ne vais pas parler de mes échecs proprement dit, je vais parler des nôtres. Il y a certains travers qui sont aux problèmes de l’existence ce que le bon vieux jeans est à la mode vestimentaire : un incontournable auquel presque personne n’échappe.

Les bonnes résolutions alimentaires

On demande deux choses essentielles à notre alimentation : qu’elle nous rende svelte et en bonne santé. Ce qu’elle ne fait absolument pas.

Elle arrive même exactement au résultat contraire, en nous rendant obèse et en nous gavant de merdes chimiques qui nous promettent un bon cancer. Mais elle ne s’arrête pas là : elle pollue énormément, exploite des pays du tiers-monde, flingue des écosystèmes, contamine des nappes phréatiques et, à ce stade, je ne serais pas surpris d’apprendre qu’elle est aussi un peu nazie.

À côté de ça, vous avez le monde entier qui fait l’apologie du physique, des muscles saillants et des formes de rêve ; vous entendez à tout bout de champ qu’il faut manger des tonnes de fruits et légumes pour éviter le cancer, mais on a arrosé ces légumes de produits cancérigènes pour les faire pousser. Vous voulez être mince et pimpant, mais les moyens d’y parvenir vous rendront gros et mort. Vous voilà pris entre le marteau des fantasmes de la société et l’enclume de la réalité du marché.

On a donc toutes les raisons de vouloir contrôler ce qu’on mange, d’où ça vient et dans quelles conditions c’est arrivé dans nos assiettes. Alors parfois, on décide que désormais c’est fini la graisse, le sucre, la friture et les machins importés du bout du monde : place aux produits locaux, diététiques et naturels, et cet été on se croira tout droit sorti de l’Olympe !

Pourquoi ça ne marche pas ?

Déjà, parce qu’on part comme des boulets de canon ; c’est très bien de vouloir améliorer son alimentation, encore faut-il ménager sa motivation. On commet souvent l’erreur de vouloir perdre nos mauvais réflexes de la même manière qu’on les a adoptés, à savoir pied au plancher et la fleur au fusil. Alors en début janvier on change radicalement notre alimentation et, après quelques semaines à rythmer nos journées de pommes et de carottes tels de vaillants petits poneys, nous arrivons à la mi-mars soûlés pour toute l’année de ces foutus fruits et légumes que nous avions si judicieusement recentrés. Toutes les habitudes de notre cerveau nous engueulent en même temps et, au lieu de la méga pêche qu’on nous avait promise sur « Grosabdos.com », nous finissons crevés, agacés, démoralisés, perclus de petits pépins et de minuscules douleurs, faiblesses, brûlures d’estomac et compagnie, qui ne mettront pas longtemps avant de sonner le glas de nos beaux efforts.

Ensuite, il faut aussi dire que personne ne les respecte, vos résolutions ; dans ce monde impitoyable, vous êtes cerné par des gens sympas qui vous offrent à manger, les salauds, qui amènent des croissants au boulot, qui font des baklavas pour tout le monde, qui vous invitent à une raclette et qui insistent pour que vous rentriez avec le reste des croissants du matin parce qu’ils en ont pris pour un régiment.

C’est d’autant plus fâcheux que plus personne ne sait faire de bons croissants en Suisse.

C’est d’autant plus fâcheux que plus personne ne sait faire de bons croissants en Suisse.

« Yaka dire non », me ferez-vous remarquer. Certes, mais ce n’est pas facile. Si vous soutenez qu’il est aisé de répondre non à une offre aimable, c’est qu’on ne vous en fait jamais et vous devriez vous demander pourquoi. Concrètement, s’il est déjà difficile de tenir des résolutions, cela devient impossible lorsqu’on vous soumet constamment à la tentation.

La solution

C’est facile, sur le papier : la volonté et la modération. Savoir que vous n’aurez pas de résultats incroyables en quelques mois, que c’est un changement conséquent qu’il faut gérer sur le long terme et surtout continuer à vous faire plaisir ; si vous remplacez toutes vos tartes de Linz par des pruneaux alors que vous n’aimez pas tellement ça, c’est mort.

Être un übersportif Alpha

À l’instar des résolutions alimentaires, on a tous commencé un jour la pratique assidue d’une activité physique qu’on a laissée tomber quelques mois plus tard.

Comme par exemple le jogging ou le sexe.

Comme par exemple le jogging ou le sexe.

C’est parce que comme évoqué plus haut, le monde veut nous voir avec des formes enivrantes ou des muscles de fer et, soyons honnêtes, nous aussi ; alors quand on se prend à vouloir répondre à cette attente, on adopte la saine habitude de faire du sport de façon régulière et, l’été venu, à nous les chemises ouvertes !

Pourquoi ça ne marche pas ?

Déjà, il faut voir pourquoi vous faites du sport. Pour vous entretenir et garder la pêche ? C’est déjà gagné, bravo. Une ou deux séances par semaine suffiront amplement. Pour arborer des airs de dieu grec à la plage ? Ah… Alors c’est probablement grillé. Parce qu’à ce moment-là, il va vous falloir du lourd, littéralement ; ce n’est pas en faisant du tennis, même régulièrement, que vous ressemblerez à ça :

Nadal a essayé, ça ne fonctionne qu’à moitié (la gauche).

Nadal a essayé, ça ne fonctionne qu’à moitié (la gauche).

Dès lors, vous pouvez dire ce que vous voulez sur les bienfaits du fitness ou du cardio, mais à moins que vous n’ayez ça dans le sang ça devient puissamment barbant une fois que la routine est installée ; pendant que vous entretenez votre physique, votre esprit, lui, n’a rien d’autre à faire qu’émettre des considérations du type « ils sont bien jolis, ces haltères ». Lorsque votre sport est ludique ça passe, mais quand vous enchaînez vos traversées du bassin olympique, que vous courez sur un tapis ou que vous soulevez une grosse barre en hurlant, vous savez que ça ne durera pas pour une raison frappée au coin du bon sens : vous avez un cerveau.

J’ai failli avoir des problèmes avec ces athlètes après avoir maladroitement induit qu’ils n’auraient pas de cerveau, heureusement je m’en suis sorti en lançant une balle sous cette voiture.

J’ai failli avoir des problèmes avec ces athlètes après avoir maladroitement induit qu’ils n’auraient pas de cerveau, heureusement je m’en suis sorti en lançant une balle sous cette voiture.

La solution

On ne va pas en faire des caisses, c’est exactement la même que pour la bouffe : ménager sa motivation. Un petit peu de sport de temps en temps donnera de meilleurs résultats que deux mois à fond puis plus rien. Il y a une différence fondamentale entre pratiquer une activité physique par intérêt et pratiquer une activité physique pour vous entretenir.

Dans le cas où vous n’êtes pas passionné par la muscu, il convient de se rappeler un truc important : si vous n’êtes pas comme vous aimeriez être, il y a sans doute une bonne raison à cela.

C’est mon cas ; si je ne fais pas tant de sport que ça alors que j’adorerais avoir le physique de Steven Gerrard, c’est parce que je fais autre chose ; je n’ai pas vraiment une plage horaire dévolue à rester planté chez moi les bras ballants à regarder les murs, il se trouve qu’entre le blog, mes loisirs, mes proches, mes obligations et mes sorties, je ne trouve tout simplement pas d’heures à investir dans tout ce que je voudrais et/ou devrais faire.

Sans compter que vouloir ressembler à l’un des plus grands athlètes au monde qui est payé une blinde pour rester au top est un peu naïf.

Sans compter que vouloir ressembler à l’un des plus grands athlètes au monde qui est payé une blinde pour rester au top est un peu naïf.

(↑ Dans la série des recherches Google Images que je n’aurais pas pensé faire un jour : « Steven Gerrard shirtless ».)

J’ai tort ? Bof… Je pratique toutes ces activités pour répondre à un besoin, elles sont importantes pour moi à l’heure actuelle. J’y réfléchirais peut-être différemment si mes loisirs étaient tous plus ou moins les mêmes, si j’y consacrais beaucoup trop de temps, s’ils m’abrutissaient ou m’isolaient dans mon coin, mais ce n’est pas le cas : ce sont des activités par lesquelles je m’épanouis et vous en avez aussi.

Donc au mieux, je peux débloquer un peu de temps pour faire autre chose ici ou là, mais certainement pas m’habituer à exercer intensément une activité qui ne me fait pas spécialement plaisir, même si elle me rend service. La modération est ma dernière alternative, mais ça tombe bien, parce que c’est la seule qui soit valable pour un type comme moi.

Oublier les vieilles rancunes

Tempérons : je suis rarement rancunier et c’est tant mieux. La rancune, c’est de l’amour propre, c’est s’accrocher à un évènement révolu, c’est se battre contre le passé. Heureusement, je fais en sorte de ne garder aucune rancune et ça marche. Ça marche. Ça marche !

Pourquoi ça ne marche pas ?

Une rancune, c’est un truc vicelard ; on croit l’avoir enterrée et, au premier jour où on est un peu de travers, pan. Rechute.

La plupart du temps, on ne tient pas une rancune envers Sir Tristelame de Sombrecoeur pour avoir trahi notre père le duc, mais plutôt envers Jean-Machin Radiguet parce qu’il n’aime pas notre barbe, critique nos choix vestimentaires ou ne suit pas notre blog ; c’est souvent puéril et lorsqu’on se monte le bonnet pour des queues de cerises, cela signifie souvent que le problème est ailleurs.

La solution

La première chose à faire selon moi consiste à prendre conscience qu’une rancune découle directement de l’égo. Que l’on vous ait brisé le cœur en miettes ou juste soufflé dans les narines, si vous n’arrivez pas à bâcher, ça n’est généralement pas tant la plaie qui est profonde que vous qui n’aimez pas la cicatrice.

Dès lors, on arrive indirectement à un raisonnement biaisé, à savoir qu’oublier la rancune serait, quelque part, reconnaître qu’on a perdu et, pire, que l’autre a gagné. Pourtant abandonner une rancune ne signifie pas avouer sa défaite ou reconnaître un tort, et encore moins admettre que l’autre a eu raison de nous mettre la misère. Ça veut juste dire qu’on va arrêter de consacrer des pensées et des émotions à un point révolu, qu’on sera moins sujet à ces pics d’amertume et de haine qui surgissent de temps en temps. Ce qui est un sacré pas en avant.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres moyens, c’est à vous de voir.

Ce qui ne veut pas dire qu’il n’existe pas d’autres moyens, c’est à vous de voir.

Je suis le premier à admettre que c’est plus facile à dire qu’à faire, surtout si la blessure est profonde. Ça rejoint ce que je racontais un peu plus haut : il suffit de pas grand-chose pour qu’un ressentiment qu’on croyait plus ou moins assumé ne revienne à la charge avec des renforts. On ne peut pas oublier une tragédie comme on oublie une contrariété, certes. Mais le fait d’être conscient que l’effort devrait venir de nous est un premier pas important.

Une autre erreur qu’on commet souvent est d’attendre d’aller bien pour oublier et pardonner. C’est un raisonnement logique – si vous êtes bien dans vos pompes, il est plus facile d’accepter les couacs qui vous ont amené là où vous êtes – mais cette idée d’aller mieux pour oublier le passé est un coup de poker risqué ; il est certainement plus sain de chercher le contraire : oublier le passé pour aller mieux.

Mais ouais, c’est plus dur.

Arrêter de généraliser

Si je pouvais changer quelque chose d’un coup de baguette magique, ça serait ça. Je hais cette tendance qu’ont les gens à généraliser systématiquement, alors que dire lorsque c’est moi qui le fais ?

La généralisation survient à tous les niveaux, sur une très vaste échelle ; tout en haut de celle-ci, vous avez bien sûr tous les génocides du monde qui sont basés sur ce seul et unique point. Au milieu, vous trouvez par exemple les journaux ou les politiques qui font appel à la généralisation massive pour faire peur, influencer ou inciter à voter comme ils l’entendent. Et tout en bas, vous avez Mimile qui tape la discute au Café du Pont et pérore que toutes les femmes sont des salopes ou tous les noirs sont des flemmards.

Ça m’irrite au-delà du rationnel mais pourtant, au milieu de tout cela, comment je me démarque moi ? En généralisant.

Pourquoi ça ne marche pas ?

Lorsque je vois les manchettes du Matin (quotidien suisse, pour ceux qui vivent dans ces affreux pays très loin) nous asséner chaque jour des considérations bas de plafond sur le ton de la révélation mystique, je vois une bande d’agités se rendre à leur brainstorming en se pâmant sur la récente paire de bottes de Paris Hilton, en s’extasiant sur les nouvelles jantes de la bagnole à Ronaldo et en se répétant mille fois la dernière sortie de Nabila.

Ou en parlant cuisine.

Ou en parlant cuisine.

Lorsque je vois le succès de ces petits aphorismes incroyablement premier degré, généralement plantés sur fond de coucher de soleil ou de photo de bébé, diffusés et rediffusés sur Internet par des personnes qui considèrent la moindre citation du Dalaï Lama comme la plus profonde réflexion possible sur la condition humaine, je vois une bande de préados de trente-cinq ans découvrir au bord des larmes que le monde est parfois injuste et que la bibliothèque verte leur a menti.

Bon, mais concrètement ? (Et puis… « Millionnaire du bonheur » ???)

Lorsque j’entends des gens s’indigner et s’inquiéter en se racontant les articles des journaux gratuits, craignant les étrangers, les féministes, les homosexuels, les roms, les drogués, les chiens, les musulmans, les jeunes, la pandémie-du-jour et bien sûr la Chine et la Russie, je vois des ploucs manichéens incapables de se départir de leur pensée unique, élevés au biberon du « y en n’a pas comme nous » et agissant comme s’ils s’étaient battus comme des lions pour mériter leurs privilèges.

Aaaah ! T’approche pas de moi, je vais attraper l’Islam !

Aaaah ! T’approche pas de moi, je vais attraper l’Islam !

Lorsque je constate qu’on s’arrache ces pauvres livres comme qui a piqué mon fromage, l’alchimiste ou mange prie aime, qu’on se rue sur les guides supposés vous apprendre à être heureux, qu’on considère que lire Céline ou regarder un documentaire revient à « se prendre la tête » et que Paulo Coelho a remplacé Victor Hugo dans les références culturelles, je vois de gentils petits lapins tétanisés dans la lueur des phares d’un grand méchant monde beaucoup trop compliqué pour eux.

Et cætera.

Vous voyez ce que je veux dire : j’ai horreur de cette tendance qu’on a à considérer que tout est facile, ou dans la tête, je trouve malsain l’enthousiasme béat et faux que l’on affiche dans tant de situations, j’abhorre nos références people, notre acculture assumée et notre philosophie PMU, et je maudis par-dessus tout celles et ceux qui se complaisent et s’épanouissent dans la vacuité de notre mode de vie.

La solution

Ah, une petite chose au sujet de ces personnes : elles n’existent pas.

J’ai connu des gens pour qui c’était moi le roi des cons. Ils se trompaient, bien sûr (ces cons), mais peut-être qu’ils avaient leurs raisons… Peut-être que j’ai mis les pieds dans le plat, que j’ai dit une connerie ou raconté la blague qu’il ne fallait pas raconter, peut-être que je les ai vexé, ou blessé…

Peut-être que c’était les propriétaires du teckel…

Peut-être que c’était les propriétaires du teckel…

Ou alors, peut-être qu’ils se focalisaient sur un seul point… Finalement, peut-être qu’un con c’est juste un type pourvu d’un certain trait de caractère sur lequel on fait une fixette sans chercher plus loin. Tenez, en voilà un pour moi : j’aime bien les jeux vidéo. Ces quatre dernières années, entre Dark Souls et Civilization 5, ça se compte en centaines d’heures de jeu, avec un « s » à centaines.  Allez-y lâchez-vous !

Salauds !

Salauds !

M’en fous d’abord : comme je disais plus haut (pas mal plus haut), on a besoin d’une soupape. J’ai passé énormément de temps devant mon PC c’est vrai, mais vous, combien de temps avez-vous consacré à Top Chef ? Ou The Voice ? Ou la ligue des champions ? Ou MTV ? Ou au night-club ? Ou à Terry Pratchett ? Ou au Trône de Fer ? Ou aux cartes ? Ou au cinoche ? Ou à des festivals ? Ou à Dr House ? Peu importe : vous avez bien fait. Si vous ne vous videz pas la tête de temps en temps avec un truc qui vous plaît, vous risquez de le faire dans dix ans avec un 357. Personne n’est trop bien pour les loisirs, si vous ne jugez une activité qu’à ce qu’elle peut vous apporter intellectuellement, je ne prendrais pas trop de risques en vous traitant d’hypocrite.

Alors évidemment, en ce qui me concerne, si vous ne prenez que le jeu vidéo en compte, vous ne verrez en moi qu’un geek insultant d’autres ados sur Call of Duty entre deux rage quit ; et ça vous ira très bien, parce qu’on aime bien ranger les gens dans des catégories simplistes. Il y a un nom pour ça d’ailleurs : la généralisation.

Donc croyez-moi : je n’y arrive pas toujours, mais j’essaie d’en tenir compte ; vous avez adoré Mange Prie Aime ? Tant mieux pour vous, il a sûrement ses qualités. Vous êtes profondément raciste ? C’est stupide, mais vous devez bien avoir des atouts à côté. Vous adorez ces petits dictons tout mignons ? Pas moi, mais je vous en prie, lisez donc. Vous êtes responsable des manchettes du Matin ? Je vous hais, mais je suis sûr que ça ne serait pas le cas si je vous connaissais. Etc.

J’ai le droit de ne pas aimer votre mode de vie, mais de là à faire votre portrait en me basant sur des points triviaux il y a une marge. Pourtant, on le fait à longueur de journée. Vous le faites, je le fais et la plupart du temps on ne s’en rend même pas compte, c’est juste qu’on est mal luné.

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commentaires
  1. […] Ma vie, mes échecs, les vôtres, chez Et si on disait du mal? […]

  2. […] Ma vie, mes échecs, les vôtres, sur Et si on disait du mal, revient, avec son humour habituel, sur les échecs les plus courants de la vie […]

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