Délire de vacances

Publié: 15 août 2015 dans On va dire "divers"

– ImmoBlast, bonjour !

– Bonjour, excusez-moi de vous déranger, je suis le nouveau locataire du 36A.

– Bonjour cher monsieur, qu’est-ce que je peux faire pour vous ?

– Voilà, je vous appelle pour vous demander si l’odeur de ma cave est normale.

– Cela dépend monsieur. Parlez-vous d’une sorte d’odeur minérale humide avec un soupçon de moisissure ?

– Non, ça serait une odeur normale pour une cave.

– Très bien, donc vous définiriez votre cave comme olfactivement anormale ?

– Je ne sais pas si je serais aussi sophistiqué, je dirais juste qu’il y règne une odeur désagréable.

– Ah ! « Désagréable ». Je note. Pouvez-vous me la décrire plus précisément ?

– C’est difficile, je n’avais jamais rien senti de comparable avant.

– Aviez-vous déjà senti l’odeur de soufre auparavant monsieur ?

– Oui, pourquoi ?

– Pour procéder par éliminations, avec méthode. On sait donc que ça n’est pas du soufre, sinon vous auriez reconnu. Avez-vous déjà senti l’odeur de courroie en cuir artificiel pour sacoches de la Croix Rouge brûlée auparavant ?

– Ça va être très long avec cette méthode, monsieur.

– Vous avez raison, cher monsieur.

– En plus, si vous voulez mon avis, l’odeur du soufre n’est pas si désagréable tant qu’elle reste très ténue.

– Maintenant que vous le dites en effet, peut-être que le soufre n’était pas la supposition la plus vraisemblable. Il faudra que je mette à jour notre liste d’odeurs désagréables, je suppose que le soufre gagnerait à figurer plutôt dans la liste des odeurs « singulières mais pas immédiatement désagréables ». Qu’en pensez-vous ?

– Avez-vous une liste d’odeurs « pas désagréables si tant est qu’elles restent très légères, mais qui deviennent infernales s’il y a trop » ?

– Naturellement !

– Plutôt celle-là alors.

– Bonne idée, monsieur. Je vais remplir un formulaire pour proposer le changement.

– Je suis ravi de vous avoir aidé !

– Comme ça, maintenant, je suis à vous à cent pour cent, l’esprit libre et dégagé ! Alors, cette fameuse odeur : êtes-vous actuellement dans votre cave ?

– J’y suis.

– Bien. Avez-vous une solide masse en pierre dans votre cave ?

– Oui… ?

– Parfait ! Alors je ne saurais que trop vous recommander de vous abstenir d’abattre les murs avec.

– Pourquoi voudrais-je abattre les murs de ma cave ?

– Pour quelle autre raison disposeriez-vous d’un tel outil ?

– En l’occurrence elle fait partie d’un lot dont j’ai hérité, mais je ne m’en suis jamais servi. Je n’ai pas l’usage d’un tel objet, d’autant que le reste du lot en question est composé d’une masse en fer et d’une masse en fonte.

– En avez-vous une en sapin ?

– Non.

– Tant mieux, cela ne sert à rien. Par contre, serait-il possible que l’une d’entre elles dégage une odeur que vous qualifieriez de désagréable ?

– Non.

– Êtes-vous sûr ? Parce que je ne veux pas vous manquer de respect, mais vous n’imaginez pas le nombre de personnes qui m’ont juré que leurs masses ne dégageaient pas d’odeur désagréable avant de se rectifier.

– Non non, sûr, j’ai vérifié avant d’appeler.

– Déjà deux rien que ce matin.

– Je vous assure que non. Mes masses sentent très bon.

– Ah ? Peut-être alors pourrions-nous considérer d’en suspendre une au plafond pour l’odeur ? Vous savez, comme les déo pour les voitures… Dommage que vous n’en ayez pas une en sapin, pour finir !

– J’ai déjà essayé, c’est d’ailleurs pour ça qu’elles sont dans ma cave.

– Bien. Alors si ce n’est pas une masse, ce sont les murs, comme dit le proverbe. Disposez-vous d’un solide tournevis ?

– Non.

– Ou de quelque chose de long et dur ?

– Hé hé…

– Ha ha !

– Mais non.

– Alors je ne vois plus qu’une seule solution : donnez un solide coup de masse sur un mur.

– Vous auriez proposé de faire quoi avec le tournevis ?

– D’en donner un solide coup sur le mur. Finalement c’est encore mieux avec une masse.

– Ne m’aviez-vous pas spécifiquement recommandé d’éviter ce genre de gestes ?

– Oui, mais c’était avant qu’on épuise toutes les autres options.

– Bien. Alors j’y vais.

– J’attends.

*Choc sourd et étouffé*

– Voilà. Pfou.

– Le mur est abattu ?

– Non, juste le plâtre qui s’est un peu effrité.

– Tant mieux. Il ne faut pas abattre les murs.

– Tiens tiens… Qu’est-ce que c’est que ça ?

– Qu’est-ce que c’est que ça quoi ?

– Là, au pied du mur… Une petite alcôve ! Elle était cachée par le plâtre mais elle a été mise à jour par le choc… J’élargis…

– Ça donne quoi ?

– Qu’est-ce que… OH MON DIEU !

– QUOI ? QUOI ?

– Rien.

– Ah.

– SI ! LÀ ! OH MON DIEU !

– QUOI ? QUOI ?

– Un squelette…

– Mais c’est affreux !!!

– …de rat !

– Oh.

– Diantre, l’horrible créature ! Ce n’était pas un rat ordinaire ! Il avait trois têtes, douze pattes et d’innombrable côtes !

– Ne pensez-vous pas qu’il pourrait s’agir de trois rats ordinaires ?

– Ah… Peut-être que si, maintenant que vous le dites. Mais mon instinct me dit le contraire.

– Votre instinct vous dit-il autre chose ?

– Qu’un jour, remplacer une poignée de porte en laiton sera hors de prix.

– Peut-être devriez-vous ne pas trop écouter votre instinct.

– Entendu. Qu’est-ce que je fais avec ces rats ?

– D’un point de vue strictement légal, il ne vous appartiennent pas, vous n’en êtes que détenteur. Mais je ne suis pas sûr que cette information était vraiment pertinente.

– De toute façon je crois que je vais les laisser là où ils sont. Déjà parce que je ne vois pas vraiment quoi en faire d’autre, mais aussi parce que j’ai toujours été inflexible sur le fait que les interactions d’un honnête homme avec les rongeurs morts doivent se limiter à ne jouer avec leurs os qu’un bref instant.

– Pensez-vous qu’ils puissent être à l’origine de l’odeur ?

– Non. Sans surprise, ils sentent les os croupis. Mais il y a autre chose… Aha !

– C’est quoi c’est quoi c’est quoi ?

– Un codex ! Un très ancien codex, remarquablement bien entretenu ! À vue de nez, il doit dater du troisième siècle avant JC !

– Très improbable, monsieur. Le codex a été inventé au deuxième siècle avant JC.

– Comment savez-vous ça ?

– Je m’ennuie souvent. Qu’est-ce que ça dit, ce codex ?

– Vous savez, je commence à me demander s’il s’agit vraiment d’un codex, ça ressemble plus à cahier de pages manuscrites reliées ensemble.

– Et qu’est-ce que ça raconte ?

– Je ne sais pas, il y a beaucoup de dessins bizarres, les caractères sont tout petits et plus on avance dans les pages, plus l’écriture parait tremblante et confuse.

– Des dessins de quoi ?

– Difficile à dire, en tous cas ils ont un je-ne-sais-quoi d’oppressant. Les regarder me donne envie de quitter ces murs.

– Est-ce un alphabet connu ?

– Il fait trop sombre pour bien voir, la luminosité a étonnement baissé lorsque j’ai ramassé le manuscrit, et puis un courant d’air soudain et glacé a claqué la porte.

– Ce sont des choses qui arrivent. Rien d’anormal, sinon ?

– Non, mais les murs se sont mis à saigner.

– Vous les avez sûrement blessé juste à l’instant, en disant que vous vouliez les quitter.

– Vous pensez que je devrais m’excuser ?

– Vous ne perdez rien à essayer en tous cas.

– Murs, je vous prie de m’excuser !

– Alors ?

– Je ne remarque aucun changement notable.

– Enchaînez ! Ce n’est peut-être pas suffisant. Moi en tous cas, ça ne m’aurait pas suffi si vous m’aviez frappé avec une masse.

– Je suis désolé d’avoir menacé de vous quitter et de vous avoir frappé, mur ! J’ai été rigide, dur et carré, ce qui est un comportement inconvenant envers un mur !

– Pas mal ! Il saigne toujours ?

– Oui, mais il a l’air moins fâché !

– Revenons-en à ce codex alors.

– Justement, j’ai trouvé une page où il est écrit le même mot, plein de fois, dans une sorte de langage cunéiforme.

– Il faut savoir ce que ça veut dire, ça concerne sûrement votre problème d’odeur.

– Sans aucun doute. J’utilise mon application « improbable traducteur cunéiforme ». Quand je pense qu’on s’est foutu de moi quand je l’ai achetée !

– Je comptais aussi me moquer, mais c’est vrai que les faits vous ont donné raison.

– Ha !

– Alors, qu’est-ce ça signifie ?

– Il est écrit « chargement en cours, veuillez patienter ».

– Aha ! Quel mystère se cache derrière ces antiques paroles ?

– Non, ça c’est l’application. Ça cherche… Ça cherche… Ça cherche…

– Le suspense est insoutenable !

– Oui, et ça prend son temps, je suppose que leurs serveurs croulent sous les requêtes. Ah ça y est ! C’est écrit « Dudu » !

– … « Dudu » ?

– Ouais. Comme ça, plein de fois. Dudu, Dudu, Dudu, Du-WHOA !

– MUHAHAHAHAHAHA !!!

– C’est vous qui avez ri comme ça ?

– Non c’est… Vous êtes monsieur ?

– JE SUIS DUDU, PRINCE DÉMON AKKADIEN !

– C’est Dudu, prince démon assyrien.

– AKKADIEN ! JE SUIS PAS UNE TARLOUZE DE DÉMON ASSYRIEN, EH OH !

– J’ai dû l’invoquer par accident !

– Demandez-lui pour l’odeur.

– JE VAIS DÉTRUIRE LA TERRE ET L’ESPACE ET L’UNIVERS !!!

– Je ne sais pas, j’ai un peu peur d’envenimer les choses…

– Mettez le haut parleur… Monsieur Dudu ?

– MUHAHAHAHA*SNORT* !

– Monsieur Dudu, j’ai cru comprendre que vous manifestiez l’ambition d’éradiquer toute existence dans l’univers…

– OUAIS ! ÇA VA CHIER !

– C’est très bien, mais est-ce que je pourrais me permettre de vous demander pourquoi ?

– DE QUOI ?

– Sauriez-vous définir les motivations profondes qui stimulent vos intentions immédiates ?

– C’EST POUR VOS STATISTIQUES ?

– Non, mais j’ai un argumentaire assez fourni, peut-être que je pourrai y trouver un moyen de vous faire reconsidérer vos projets.

– JE VEUX DÉTRUIRE LE MONDE POUR PASSER MON AMERTUME D’AVOIR ÉTÉ ENFERMÉ DANS UN PLAN DE TOURMENTS INFINIS AINSI QUE MA FRUSTRATION DE M’APPELER DUDU !

*bruit de pages qui se tournent*

– Alors ?

– D’AUTANT QUE « DUDU » C’EST PRESQUE « UDU » ET QUE « UDU » ÇA VEUT DIRE « MOUTON » EN AKKADIEN ET J’EN AI MARRE QU’ON ME SURNOMME « PELOTTE » !

– Vous trouvez ?

– RIEN NI PERSONNE NE POURRA M’ARRÊTER, QUELLES QUE SOIENT LEURS ARMES OU LEURS ARGUMENTAIRES !

– Laissez-moi une minute, il y a beaucoup de matière à la section « votre interlocuteur est un démon mésopotamien ».

– VOS ARCS ET VOS LANCES NE SAURONT VOUS PROTÉGER, MÊME LES MURS DE BYZANCE NE SONT POUR MOI QU’UNE VAGUE PETITE CLOISON !

– Comment un Akkadien peut-il connaître Byzance alors que dans le même temps, il semble ignorer qu’on ne se bat plus avec des lances ?

– BREF, VOUS ALLEZ TOUS MOURIR !

– Bon, je ne vois pas quoi lui dire, il a l’air bien remonté.

– En effet, je crois qu’on parle à une vague petite cloison.

– Vous qui lui faites face : vous pensez qu’il bluffe ?

– Aaah non, il a l’air sérieux, il n’est pas venu pour admirer mon lot de masses. Par contre, je crois qu’on a localisé notre souci d’odeur.

– C’est bien, comme ça on peut se focaliser sur ce nouveau problème. Monsieur Dudu ?

– HAHA !

– Monsieur Dudu ? Vous êtes toujours là ?

– Pour ça je peux vous répondre : il est toujours là.

– ALLÔ ?

– Bien, donc vous voulez détruire la vie, soit. Et après ?

– COMMENT APRÈS ?

– Une fois que vous aurez tout cassé, que ferez-vous ?

– JE SERAI BIEN CONTENT…

– Certes, mais…

– …MAIS C’EST VRAI QUE JE N’AI PAS ENCORE VRAIMENT RÉFLÉCHI À LA QUESTION.

– Et vous n’avez pas peur de prendre une décision précipitée ?

– DE TOUTE FAÇON ÇA NE SERA PLUS TELLEMENT VOTRE PROBLÈME, SI ?

– Monsieur, je suis un professionnel. Les problèmes de mes interlocuteurs sont mes problèmes.

– C’EST TRÈS NOBLE !

– Du moins le temps de la conversation. Parce que bon, après …

– OUAIS, ON VA PAS S’EMMERDER HEIN ?

– Voilà. Quoi qu’il en soit, qu’est-ce qui vous a retenu jusqu’ici ?

– J’ÉTAIS DANS UN AUTRE PLAN DE L’EXISTENCE, LE PORTAIL ÉTAIT FERMÉ ET JE NE PEUX VENIR SUR TERRE QUE SI UN HUMAIN PRONONCE MON NOM TROIS FOIS DE SUITE. VOUS SERIEZ SURPRIS DU PEU DE FOIS QUE ÇA ARRIVE.

– J’imagine…

– MON COUSIN « ALLÉLÉBLEU » S’EN SORT BEAUCOUP MIEUX À CE NIVEAU-LÀ.

– À quand remonte la dernière fois que vous êtes venus par chez nous ?

– C’ÉTAIT IL Y A BIEN LONGTEMPS, J’AVAIS ÉTÉ ACCIDENTELLEMENT INVOQUÉ PAR UN DE CES CONNARDS D’ASSYRIENS.

– Et pourquoi n’avez-vous pas détruit l’univers à ce moment-là ?

– IL M’AVAIT CONVAINCU QUE J’ÉTAIS MIEUX D’OÙ JE VENAIS ET J’Y SUIS RETOURNÉ, COMME UN NUL.

– N’avait-il pas raison? Au moins en partie ?

– NOPE. COMME JE VOUS L’AI DIT, C’ÉTAIT UN PLAN DE TOURMENTS INFINIS. IL ÉTAIT JUSTE TRÈS PERSUASIF.

– Apparemment, il avait un meilleur argumentaire que moi.

– J’AI APPRIS, AUSSI. ON COGITE EN DEUX MILLE ANS. BON ALLEZ, MAINTENANT JE VAIS ANIHILER TOUTE V… HEY, EST-CE UN LOT DE MASSES ?

– Là !!! C’est notre chance !!! Renvoyez cette fiotte assyrienne bouffer du tourment à la con dans son plan de merde – au fait, vous aviez bien coupé le haut-parleur ?

– Oui. J’avais senti très fort que c’était le bon moment pour couper le haut-parleur.

– Bonne initiative, cher ami !

– Jamais, dans l’histoire moderne ou akkadienne, bouton de haut-parleur ne fut plus judicieusement actionné.

– Bon, maintenant il faut en profiter.

– J’espère que vous n’envisagiez pas d’y aller à coups de masse cette fois, parce qu’il bave dessus à grosses gouttes de lave.

– Du tout, votre codex doit contenir une formule pour le renvoyer. Tous les codex ont ça.

– Parfait ! J’adore me servir de mon traducteur !

– C’EST QUOI ÇA ? DE LA FONTE ? JE SAVAIS PAS QU’ILS FAISAIENT DES MASSES EN FONTE !

– Vous trouvez quelque chose ?

– Je voudrais bien vous y voir ! Je dois traduire du cunéiforme écrit tout petit par une main tremblante et tout ce que j’ai pour m’éclairer, c’est un avatar de haine incandescent !

– Il doit bien y avoir un truc pour bannir ces saloperies de démons assyriens !

– Akkadiens.

– Akkadiens, Assyriens, pareil ! Putain ce que je peux pas les blairer, ces Mésopotamiens, depuis deux minutes !

– Attention à ne pas juger tout un peuple à un seul prince démon !

– C’est vrai, je vais essayer de rester mesuré. Ça avance de votre côté ?

– Je cherche…

– QU’EST-CE QUE C’EST QUE CE CODEX ?

– Crotte, il m’a vu !

– Dépêchez-vous !

– …OU PLUTÔT CE CAHIER DE PAGES MANUSCRITES RELIÉES ENSEMBLE ?

– Euh… C’est du… C’est…

– VOUS ESSAYEZ DE ME BANIR AVEC LA FORMULE INSCRITE À LA DERNIÈRE PAGE, C’EST ÇA ?

*bruit de pages qui se tournent*

– VOUS N’Y ARRIVEREZ JAMAIS, C’EST UNE LONGUE PHRASE COMPLIQUÉE AVEC PLEIN DE MOTS, VOUS NE PARLEZ PAS AKKADIEN ET L’APPLICATION SMARTPHONE EST POURRIE !

– Et en plus ma batterie me lâche.

– C’EST PAS VOTRE JOUR !

– À ce stade, vous pourriez au moins nous donner un indice, non ? Qu’est-que vous risquez ?

– VOUS FERIEZ MIEUX DE VOUS POSER LA MÊME QUESTION, MORTELS !

– Parce qu’on risque quelque chose de plus que l’anéantissement de l’univers ?

– JE COMPTAIS DÉTRUIRE TOUT L’UNIVERS SAUF ANTARÈS, SI JE VOUS AIDE ET QUE VOUS ÉCHOUEZ, JE DÉTRUIRAI TOUT L’UNIVERS Y-COMPRIS ANTARÈS ! MUHAHA !

– Allez-y, on joue le joker Antarès !

– VOUS ÊTES SÛRS ? C’EST QUAND MÊME D’ANTARÈS QU’ON PARLE !

– Sûrs. C’est pour pimenter les choses.

– *BORBORYGMES ANTIQUES INCOMPRÉHENSIBLES*

– Euh…

– C’ÉTAIT TOUTE LA PHRASE SAUF LE DERNIER MOT ! IL NE RESTE QU’UN MOT À PRONONCER ! DOMMAGE QUE VOUS NE CONNAISSIEZ PAS UN SEUL MOT D’AKKADIEN HEIN ? PWNED, NOOBS !

– …Udu ?

– NOOOOOOOOOOOON*ZAP*

– Yeeeeeeeehaaaa !

– C’était ça ?

– Ouais !!!

– Yeeeeeehaaaaa !

– C’est qui les patrons ???

– C’est nous les patrons !!!

– Je vais tellement rajouter « exorcisme » à mon CV !

– Retour à la case tourment, l’autre con Assyrien !

– Akkadien.

– Akkadien ! Dans l’cul Dudu !

– Il doit être carrément fâché !

– Ah oui, ce n’est vraiment pas le moment de dire trois fois Dudu !

– On l’a eu à la ruse !

– Comme l’Assyrien ! Bénis soient ces Assyriens !

– Et l’autre bonne nouvelle, c’est que l’odeur est partie !

– C’est parfait ! Alors monsieur, ais-je répondu à votre question de manière satisfaisante ?

– Vous avez été totalement à la hauteur de ce problème d’odeur et de démonologie. Vous avez raison d’insister sur la qualité de vos services sur vos prospectus.

– Bien, dans ce cas je vais prendre congé, je vous avoue que j’ai quelque peu dépassé le temps qui m’est normalement imparti.

– J’espère que je ne vous ai pas causé d’ennuis…

– Je leur expliquerai, ils comprendront.

– Je vous le souhaite. Bonne journée monsieur !

– Bonne journée !

Vous ne croyiez tout de même pas que je vous disais n'importe-quoi ?

Vous ne croyiez tout de même pas que je vous disais n’importe-quoi ?

 

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