Le futur, c’est du passé

Publié: 1 septembre 2015 dans Economie

Mes lapins, je me sens tout guilleret aujourd’hui, du type, vous savez, « il n’y a pas de lumière dans les abysses » guilleret. Ce n’est pas grave hein, ça arrive à tout le monde, parfois on a un petit coup de blues lorsqu’on pense à un passé révolu, une situation tristounette ou au fait que notre société ressemble de plus en plus à un clodo à l’agonie se vidant de son sang dans un caniveau sale. C’est d’ailleurs ce point-là qu’on va aborder aujourd’hui.

Mais je vous mettrai quelques jolies images pour contrebalancer.

Mais je vous mettrai quelques jolies images pour contrebalancer.

Il est probable que si je vous demande à quand remonte la dernière fois que vous avez eu une discussion animée concernant les problèmes de notre monde, votre réponse oscillerait entre « ce matin » et « juste à l’instant, d’ailleurs je venais sur ton blog pour me changer les idées, connard ». Eh bien désolé, mais je vais vous garder la tête bien dedans. Par contre, la prochaine fois que vous aurez ce genre de conversation (ce qui ne saurait tarder), vous aurez plein de nouveaux arguments pour convaincre tous ces pessimistes prétendant que notre situation ne pourrait pas être pire qu’ils ont tort.

Car effectivement, il n’y a pas de lumière dans les abysses. Descendez, je vous montre. C’est par là :

Plus bas !

Plus bas !

Notre mode de vie n’est plus adapté

Avant qu’on commence – et que cet article fasse de moi le Grumpy Cat de la blogosphère francophone – j’aimerais préciser que je considère que l’on forme une espèce fantastique et qu’il n’y a pas assez de place sur mon disque dur pour contenir un fichier texte où je relaterais tout ce que l’on a accompli de beau. Sur le tas qu’on est, on trouvera probablement du monde pour solutionner au moins en partie les problèmes que je vais évoquer.

Aussi, gardez à l’esprit qu’il s’agit d’opinions (plus ou moins) personnelles, avec lesquelles vous ne serez peut-être pas d’accord et vous aurez peut-être raison. La plupart de ces idées sont à nuancer mais 1) ça serait longuet à lire et 2) quel intérêt ? Alors fatalisme, nous voici. Visionnons les images du mur vers lequel on fonce et passons-les en accéléré.

Et c'est reparti pour une session de « soyons heureux avec Labo » !

Et c’est reparti pour une session de « soyons heureux avec Labo » !

Commençons avec une bonne blague : qu’est-ce qui n’aime pas le Comic Sans MS et est en train de disparaître ? Bonne réponse : les graphistes. Oh certes, ils ne vont pas disparaître-disparaître, mais si vous en connaissez un ou que vous en êtes un vous-même, vous aurez remarqué que ce métier a changé (surtout si vous êtes celui qui me l’a expliqué) : aujourd’hui, une entreprise peut payer une blinde pour son logo à une agence de communication, ou, si elle est un peu raide ou qu’elle aime beaucoup l’argent, lancer un concours sur Internet, sur lequel se rueront les légions de graphistes au chômage en quête de foutue « visibilité », et obtenir son logo tout neuf pour deux tickets d’entrée à la Foire du Valais.

Résultat, les agences de comm’ galèrent pour trouver des contrats face à cette nouvelle concurrence et la demande, entendez les postes de travail, s’en ressent fortement.

Et ne parlons même pas du foutoir que c'est pour décrocher le fichu contrat.

Et ne parlons même pas du foutoir que c’est pour décrocher le fichu contrat.

Alors évidemment j’ai dit que c’était une bonne blague parce que personne n’aime les graphistes, mais cette évolution, directement due à la mondialisation et à Internet, concerne énormément de corps de métier : vous êtes libraire ? Amazon vous mettra sur la paille. Détaillant ? Même principe. Téléphoniste ? Vous voilà en concurrence avec tous les pays pauvres de la planète. Vous êtes dans les films, la musique ou les jeux vidéo ? Les supports physiques appartiennent presque au passé, d’ici peu on achètera exclusivement online et adieu les boutiques (et toute la chaîne qui mène à elles). Vous bossez au supermarché ? On arrive gentiment aux caisses automatisées. Vous êtes employé de commerce ? Des programmes abattront bientôt votre boulot mieux que vous. Et la liste est sans fin.

Maréchal ferrant ? Le moteur à explosion aura votre peau.

Maréchal ferrant ? Le moteur à explosion aura votre peau.

Mais n’allons pas jeter la pierre qu’aux entreprises : moi qui vous parle, je rêve d’écrire des bouquins et d’en vivre. Dans le même temps, j’ai dernièrement regardé « 1984 » et je l’ai téléchargé comme un bandit (et comme j’ai utilisé adblock, parce que fuck la pub, même les annonceurs des sites pirates ont été baisés) ; le livre que j’espère vous vendre un jour à prix d’or, il faudra d’une part que vous ayez envie de le lire (ce qui n’est pas évident du tout, parce que je vous dis pas la merde que ça sera), mais aussi que vous vouliez bien payer pour quelque chose que vous pourrez vous procurer gratuitement sur Internet.

Mais si vous faites ça, ce petit chat sera très triste. Vous ne voulez pas attrister ce petit chat.

Mais si vous faites ça, ce petit chat sera très triste. Vous ne voulez pas attrister ce petit chat.

Et tandis que je vous en ferai le reproche, je verrai le visage déçu de John Hurt me toiser depuis les abords de ma conscience pour me rappeler que je suis mal placé pour me plaindre.

Bon allez, une autre blague : qu’est-ce qui n’aime pas le Comic Sans MS et est en train de disparaître ? Bonne réponse, amis graphistes : le papier.

Cessez de vous consterner devant mon humour et réajustez donc cet abat-jour.

Cessez de vous consterner devant mon humour et réajustez donc cet abat-jour.

Je ne sais pas si vous avez cliqué sur le lien de l’en-tête (je gage que non, vous devez être environ 1 sur 200 à cliquer, c’est pour ça que je mets essentiellement des liens vers des photos d’opossums maintenant, ça me permet d’inventer en faisant croire que j’ai des sources), mais on y cite le papier comme un bon exemple des changements amenés par le progrès.

L’idée est la suivante : pourquoi s’emmerder à publier des livres alors qu’on a à notre disposition les merveilles de l’électronique ? Une fois qu’on a le fichier de l’auteur, tout ce qu’il reste à faire, c’est un « ctrl+c – ctrl+v » et voilà l’ouvrage à disposition de toute la planète ; fini les bouquins qui se gâtent, les reliures qui font la gueule, les inévitables coins abîmés et les abominables couvertures des romans SF. Et tant qu’à faire, fini aussi les bibliothèques, les librairies, les éditeurs, les gros distributeurs, les fabricants de papier, ce qu’il reste des relieurs et les écrivains qui ne meurent pas de faim. Ça fait pas mal de taf qui passe à la baille tout ça, et même si ces nouveaux services requerront de la main d’œuvre, j’imagine qu’on sera loin du compte.

Certains me diront avec raison qu’on s’adaptera à cette nouvelle évolution de la société, mais on s’y adaptera aussi bien qu’aux anciennes : avec beaucoup de monde dans la mélasse. La moitié des artistes, au sens large, voient leurs travaux disponibles gratuitement sur Internet et galèrent encore plus qu’avant pour en vivre ; de leur côté, les pourvoyeurs d’emplois les plus importants ont accès à une main d’œuvre presque gratuite à l’autre bout du globe et ne s’en privent pas. Quant aux emplois en eux-mêmes, ils fondent comme neige au soleil avec les progrès technologiques et rendent une bonne part de notre savoir-faire inutile. Notre système de « je t’échange un bien contre un autre bien » commence sérieusement à battre de l’aile et ce n’est pas comme si on avait un plan B : notre espèce fonctionnait déjà comme ça bien avant le Déluge. Et aussi…

On n’a pas tant que ça envie de changer

Bon, donc à ce stade vous êtes une moitié à dire « mais pas du tout, on s’adaptera, tout ça » et l’autre à marmonner « t’as trop raison, c’est pourri, bon, tu fais tourner le joint ? » et vous avez tous plus ou moins raison (sauf que je garde le joint, man). De toute façon, je ne vous apprends rien de franchement nouveau – bien au contraire même, avec mes airs de « la machine à vapeur va remplacer la main d’œuvre humaine + deux siècles ». J’en suis conscient.

Du reste je vous mets une jolie photo, comme ça vous ne vous endormez pas.

Du reste je vous mets une jolie photo, comme ça vous ne vous endormez pas.

Mais en gros, notre mode de vie n’est pas adapté à une très grande population ; tout le monde doit bosser pour y avoir une place, mais il n’y a pas de taf pour tout le monde. Oups !

Alors à droite, certains vous diront qu’une petite quantité de chômeurs est bénéfique pour une société, puisqu’elle occasionne une main d’œuvre rapidement disponible pour pourvoir aux évolutions et aux besoins du marché. Certes, mais vous savez que le chômeur, on ne lui dit pas « relax, on a besoin de chômeurs ». La société exige qu’il bosse. Ce qui fonctionnerait assez bien d’ailleurs, si on voulait bien le laisser bosser.

Et serait encore mieux s'il pouvait le faire avec plaisir.

Et ce serait encore mieux s’il pouvait le faire avec plaisir.

Mais si la société veut qu’il bosse et que dans le même temps elle ne veut pas de lui, il faudrait quand même que quelqu’un demande à la société de se fixer sur ce qu’elle attend. Des idées, à gauche ? Non ? Tant pis.

Ça n’a pourtant pas l’air si compliqué sur le papier, mais si on regarde d’un peu plus près, par exemple en cliquant sur le lien de la rubrique, on remarque qu’en fait si, c’est infernal de complexité. Et barbant. Et long. Vous savez quoi ? C’est vous qui avez raison en fin de compte : ne cliquez pas sur ces liens.

Contentez-vous des photos.

Contentez-vous des photos.

Sinon, vous allez lire entre autres un compte-rendu d’un discours de Michel Sapin, ancien ministre français du travail, évoquant les défis de l’automatisation dans le monde professionnel. Vous y trouverez beaucoup de phrases du type « il faut prendre soin du travail, le changer, le faire évoluer sans cesse, pour le faire non pas contre la technique, mais grâce à la technique », ou « le métro peut être automatique, mais ses quais ne doivent pas rester vides de personnels », des idées (pour peu qu’on veuille bien appeler ça « idées ») qui n’apportent strictement rien de concret.

Parce qu’il y a deux écoles de pensée sur ce sujet : d’un côté une qui considère d’un point de vue mathématique qu’une diminution des places de travail ne peut que nuire à une société basée sur la croissance et le pouvoir d’achat et, de l’autre côté, une qui avance que nous sommes dans une phase de restructuration et que l’emploi coulera à flots lorsqu’on aura pris le pli.

« Ne faites pas cette tête, un notable changement va arriver incessamment ! »

« Ne faites pas cette tête, un notable changement va arriver incessamment ! »

Ces derniers argumentent avec des exemples comme l’imprimerie, qui mit à mal plusieurs corps de métiers mais valut à terme la création de beaucoup plus d’emplois. Mais je ne peux pas m’empêcher de penser que des solutions valables cinq siècles plus tôt ne s’appliquent plus de la même manière aujourd’hui. On verra.

Mais revenons-en à maintenant : des supports comme le papier ou le DVD sont appelés à se raréfier et nécessitent de moins en moins de main d’œuvre ; les tâches simples peuvent être exécutées par des machines ou des services basés dans des pays pauvres ; Internet met à mal le commerce de proximité ; l’augmentation de la population ne va pas du tout dans le sens de la diminution de places de travail ; de plus en plus de services sont accessibles gratuitement via le net. Ça commence à faire pas mal d’épines dans le flanc du monde du travail tout ça, et l’on se tourne vers les décideurs pour trouver des solutions. Qu’est-ce que ça donne ?

Eh bien – et c’est là que je vais me faire des copains – comment réagissent les grandes entreprises devant l’augmentation de demandeurs d’emploi et de la précarité ? Probablement en sabrant le champagne. Parce que je n’apprends rien à personne en affirmant que cette situation va totalement dans le sens de ceux dont on attend des propositions d’amélioration. Juste Ciel, comment vous feraient-ils accepter un poste dans le télémarketing ou des boulots à la demande, précaires et payés au lance-pierres, si vous n’étiez pas au bord du gouffre ? Combien de grands bureaux seraient vides si le monde de l’emploi devait être attractif ?

« Attendez un peu mes gaillards, le Futura-Ouvritron 5000 n'a pas peur du soleil et ne gaspille pas sa force de travail à s'aménager un coin pour la pause. À la porte ! »

« Attendez un peu mes gaillards, le Futura-Ouvritron 5000 n’a pas peur du soleil et ne gaspille pas sa force de travail à s’aménager un coin pour la pause. À la porte ! »

Et avant que je me fasse crucifier par l’amicale des entrepreneurs de ma région, j’ajouterai qu’il existe quantité de patrons, notamment dans les PME, qui font tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre leur personnel à l’abri, certes. Mais au bout d’un moment, si vous ne ventilez pas, c’est la concurrence, celle qui ventile, qui vous bouffera.

Alors quand je dis qu’on n’a pas envie de changer, j’entends par là que ceux qui sont capables d’amener un changement sont les mêmes qui tirent les marrons du feu de la précarité actuelle. Parce qu’attendre une décision de la politique n’est malheureusement pas une solution, pour une raison évidente :

La démocratie ne marche plus très bien

« Elle n’a jamais tellement marché » me répondrez-vous amèrement, et j’espère que ce n’est pas moi qui vous ai rendu maussade comme ça. Mais si allez : ça ne fonctionne pas si mal. Surtout en Suisse. C’est juste dommage que ça ne serve plus à grand chose.

Beaucoup de gens (environ 7 millions) vous diront qu’en Suisse, on a la plus belle démocratie du monde et c’est peut-être vrai ; parce que contrairement à bien des pays, les votations ici-bas ne consistent pas qu’à élire une poignée de types de temps à autres puis à espérer qu’ils ne feront pas trop de conneries. Chez les Helvètes, dedieu, on vote pour tout, tout le temps, partout. Ça vote dans tous les coins, il ne se passe pas une journée sans qu’un projet essentiel soit décidé par le sacro-saint Peuple.

Mais si, vous allez voir : cette année, on a voté pour (enfin, généralement contre)

  • une histoire de diagnostic préimplantatoire,

  • harmoniser le système des bourses d’étude,

  • une taxation supplémentaire des successions,

  • la modification d’une loi sur la redevance TV,

  • exonérer d’impôts les allocations pour les enfants et la formation,

  • remplacer la TVA par un machin sur l’énergie.

Et ça, c’est à l’échelle nationale. Il y a aussi des votations cantonales et communales, bref, on a tout le temps la gueule ouverte.

Certes, il nous arrive parfois de voter pour des lois qui vont UN PEU à l'encontre des Conventions de Genève, du droit international, des Droits de l'Homme et du bon sens, mais c'est aussi ça, la beauté de la démocratie.

Certes, il nous arrive parfois de voter des lois qui vont UN PEU à l’encontre des Conventions de Genève, du droit international, des Droits de l’Homme et du bon sens, mais c’est aussi ça, la beauté de la démocratie.

(Dessin : Mix & Remix)

Et c’est très bien, mais si vous observez attentivement cette liste, vous constaterez qu’à aucun moment il n’est fait mention de « votation pour savoir si on accepte de se faire imposer un engrais chimique de merde qui va transformer le sol national en nécropole » ou « votation pour définir notre propension à ramper comme tout le monde devant les multinationales ».

Alors oui, c’est mignon comme tout de pouvoir voter, mais enfin, si ça sert juste à déterminer où et quand on va planter un arbre, autant bâcher. Parce que je pense qu’on est d’accord pour dire que les grands défis du futur n’ont strictement rien à voir avec la redevance TV ou l’impôt sur les successions. Bien sûr, cela reste une bonne chose de pouvoir s’exprimer sur ces sujets, mais on aimerait aussi pouvoir évoquer les points vraiment importants. Ça fait combien de temps qu’on sait que les multi’ disposent de combines à rallonges leur permettant de ne payer pratiquement aucun impôt ? On vote ? Non ? Tant pis.

Alors vous me direz qu’il est normal que l’on ne puisse pas déterminer la marche d’affaires internationales et vous aurez raison, comme toujours. Ces trucs-là sont décidés ailleurs, soit on fait avec, soit on s’isole complètement. Donc on laisse faire. On laisse pratiquer le dumping salarial, la délocalisation, la concurrence avec des produits pas chers parce que fabriqués par des gosses, la spéculation sur les matières premières, la destruction de l’écosystème planétaire et toutes les combines pratiquées depuis des décennies qui ont abouti à la crise de 2008 (qui n’en est pas une d’ailleurs, c’est juste une conséquence logique de la politique de Nixon, Reagan, Thatcher et consorts, et ça ne fait que commencer) ainsi qu’à une foutue extinction majeure qui, soit dit en passant, va nous pousser vers la sortie, ce dont on devrait peut-être se préoccuper. Si seulement on pouvait voter hein ?

« Alors oui, nous avons peut-être mésestimé l'impact que notre mode de fonctionnement aurait sur le futur. Nous ne pouvions pas savoir, mais soyez sûrs d'une chose : on est désolé. »

« Alors oui, nous avons peut-être mésestimé l’impact que notre mode de fonctionnement aurait sur le futur. Nous ne pouvions pas savoir, mais soyez sûrs d’une chose : on est désolé. »

Et puis bon, on ne va pas trop s’attarder sur ce point parce qu’il est assez convenu, mais au vu du nombre de politiciens directement impliqués dans l’économie ou l’industrie, il est illusoire d’en attendre des propositions concrètes. Lorsque les lobbies croulent sous le fric et que l’opposition n’a pratiquement pas un rond (et encore moins d’idées), on se dit que c’est de toute façon mal barré, parce que ne me dites pas que la politique n’a pas viré au marketing.

Donc finalement, lorsque je vote, j’ai deux possibilités : je peux voter à gauche et contribuer à faire passer des lois que l’on m’assure nuisibles à l’emploi, ou alors je donne ma voix à la droite et renforce cette politique favorisant le dumping salarial, la délocalisation et les licenciements déguisés en restructurations.

Alors est-ce que je peux pousser au cul pour créer des emplois dans mon pays ou influer sur l’écologie, moi et ma voix toute puissante de privilégié vivant dans la meilleure démocratie du monde ? Nope. Que pouic. Parce que certes, le peuple est le pouvoir, mais le pouvoir ne doit pas influer la marche des entreprises. Alors bon…

Si la majorité des gens ne vote pas, je pense qu’il ne faut pas en chercher la raison beaucoup plus loin. Nous sommes de gentils chiots dans un joli jardin, et on se dit « chouette, on peut l’arranger comme on veut ! », alors on se dispute pour savoir si on va mettre le bol d’eau à droite ou à gauche, mais nous ne choisissons en aucune façon quand ou comment on va nous promener.

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